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Editions Fleuve Noir - Thriller - Novembre 2008 - 294 pages
Présentation de l’éditeur : Courir,
toujours plus vite. Plus loin. Fuir la mort qui plane au-dessus d’eux ; oiseau de proie aux ailes gigantesques dont l’ombre les dévore déjà. Diane a choisi la fuite. D’instinct. Elle sait qu’ils
sont derrière. Juste derrière. Avance minime, infime. Comme son espérance de vie, désormais. Pourtant, elle marche. Pourtant, elle veut vivre. Rémy avance. Avec le poids de la peur qui comprime
son cœur. Le poids de la fatigue, comme un boulet enchaîné à ses jambes. Il devrait être ailleurs, en ce moment même. En compagnie de sa femme et de sa fille. Mais non, il est là, errant dans ces
bois inhospitaliers, avec ces inconnus qui fuient comme lui. Il est devenu une proie. Rien qu’une proie. Il n’existe plus. Déjà mort. Alors, pourquoi a-t-il aussi peur ? Le monde est ainsi fait,
qui ne changera jamais. Les chasseurs d’un côté, les proies de l’autre.
Après avoir publié trois romans et reçu trois prix - le prix SNCF du polar français 2008 et le prix Intramuros
2008 pour Les morsures de l’ombre, le prix Marseillais du polar 2005 pour Terminus Elicius -, Karine Giebel entraîne le lecteur dans Chiens de sang à une
chasse meurtrière, un traque sans pitié dont le gibier ressemble fort au chasseur. Dans son nouveau roman, l’auteure écrit deux récits, deux
histoires parallèles ou plutôt deux traques. Celle de Rémy, un SDF croisant la route d’un lord et celle de Diane, une photographe rencontrant des chasseurs. Et pourtant rien ne présageait
ce qui allait suivre. Au mauvais endroit, au mauvais moment. Le destin va les placer sur le chemin d’individus malveillants et peu scrupuleux. Devenus des proies, ils fuient à travers
bois, la peur au ventre, leur instinct de survie les poussant toujours plus loin... Jusqu’au dernier souffle ?
Bien que le thème de la chasse à l’homme paraisse classique, la façon dont il est traité est originale. Les chapitres alternent à un rythme infernal deux destins, deux vies pourtant si proches par le désir de vivre mais tout autant éloignées par la distance et les circonstances. C’est aussi l’occasion pour Karine Giebel d’évoquer des sujets d’actualité tels que l’exclusion, les différences sociales ou encore la solidarité. Les phrases comme les chapitres sont concis comme pressés par la densité des scènes. Le suspense s’accroît au fil des pages qui défilent au même rythme que les fuyards. Le climat de tension permanente est exacerbé par ce tombeau végétal qu’est la forêt. En moins de 300 pages, difficile d’aller en profondeur dans la psychologie des personnages et pourtant ces derniers livrent par bribes leurs pensées, leurs regrets, leurs souvenirs et cela suffit à les rendre sympathiques ou cruels. Chiens de sang offre une lecture qui se veut rapide mais percutante.
Pom’, et tu as vu quel titre ? Karine Giebel est un auteur intéressant dans le sens où elle nous entraîne dans des endroits vraiment différents. Dans Chiens de sang, elle nous invite à une chasse à l’homme en pleine forêt. Dans Les morsures de l’ombre (dans ma PAL), on a droit à un huit-clos dans une cave.
Alwenn, ben disons que c’est une intrigue qui va tellement vite qu’on a pas tellement le temps de s’attacher aux personnages et de vivre l’histoire. Ça va très vite. On veut connaître le dénouement, on dévore les pages et je peux te dire que je n’avais pas du tout vu venir la chute. C’est ça que j’ai beaucoup aimé, le suspense et l’urgence de venir à bout de ce livre pour connaître le devenir des personnages.
En tout cas, les couvertures des romans sont très jolies !
Julien, hé hé moi aussi j’ai la chance d’avoir Les morsures de l’aube dédicacé. C’était à Toulon ? Pour ce qui est du manque d’épaisseur des persos, ça ne m’a pas vraiment dérangé vu la situation. Rémy et Diane n’avait pas trop le temps de se pencher en long et en large sur leur passé. L’action prédomine dans ce roman et on la ressent beaucoup. Ça fait la force de ce livre.
Ys, tout à fait ! à chaque chapitre, je me disais : allez encore un et ça repartait. J’ai trouvé l’écriture très visuelle. Je pense que ça pourrait faire un très bon film.
As-tu lu les morsures de l'ombre? C'est le seul disponible à la bibliothèque...
Jumy, je n’aurais pas dit mieux. Chapitre après chapitre (allez encore un), on se retrouve à la fin avec une chute inattendue. Je suis restée bête. Je ne pensais pas du tout à une fin pareil. Je suis restée scotchée. Je n’ai pas encore lu Les morsures de l’ombre. Il est dans ma pile.
Cécile, oui je dirais même que j’ai ressenti un sentiment d’urgence. Une sorte d’empathie ? peut-être bien.
Anjelica, c’est parcequ’il y a trop d’auteurs ^^ On doit passer malheureusement à côté de très belles lectures mais les blogs nous aident bien. N’est-ce pas ?
Pom’, j’espère qu’il sera toujours là.
Keltia, lecture rapide, efficace et plus que prenante !
Florinette, heureusement que l’on ne peut pas tout aimer sinon on serait mal ^^ bonne fin de semaine.
Il me semble avoir lu "morsures de l'ombre" mais je suis pas sure, faudrait que je regarde dans ma biblio.
Mallou, c’est plutôt mauvais signe non ? si tu n’est plus sûre d’avoir lu Les morsures de l’ombre… il est dans ma PAL. bon il a quand même reçu 2 prix. J’ai encore un espoir ^^
Lael, alors bonne lecture. Et la fin est renversante. Je n’avais pas du tout imaginé ça !
Géraldine, stressant est aussi une bonne description. J’étais pratiquement tout le temps tendue. J’avais l’impression d’être avec eux et rien que pour ça, je tire mon chapeau à l’auteure.
Avec cette lecture, voici peut-être un bon moyen de faire connaissance avec Karine Giebel. Je note !
Merci
Je vous souhaite à tous les deux une bonne lecture ! et surtout ne vous retournez pas ^^