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Le Blog Littéraire

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" La liseuse " de Fragonard

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Avertissement au lecteur qui se risque en ces lieux !
Bienvenue sur mon blog entièrement dédié à l'une de mes passions, les livres. C’est une façon pour moi de garder une trace de mes lectures mais aussi de les partager avec d’autres passionnés et d’échanger des impressions et avis que je souhaite constructifs. 
Bien sûr, mes avis sont personnels et n'engagent que moi.
Bonne balade chez Laetitia la liseuse.

24 mars 2009 2 24 /03 /mars /2009 11:20

Le cinéma américain s’est empressé d’adapter Ben-Hur et bien lui en a pris puisqu’il fait parti des films les plus oscarisés. Et parce que c’est un péplum que j’ai vu et revu, j’étais curieuse de lire sa version BD. J’y ai d’ailleurs appris - voir la chronique - que Ben-Hur est à l’origine un roman. En cliquant sur la planche, vous trouverez une interview de Jean-Yves Mitton.
 
Editions Delcourt - Collection Histoire & Histoires - Livre 1er, Messala - Novembre 2008 - 48 pages

 

Jérusalem, en l’an 27. De retour au pays après cinq années passées à Rome, Messala, devenu tribun de l’empire romain retrouve son ami d’enfance, Juda Ben Hur, prince de Judée. Malgré le bonheur des retrouvailles dans les splendides jardins du palais de la colline de Sion, leur conversation amicale tourne court à l’évocation de l’emprise de Rome sur le royaume de Judée. Une amitié mise à mal par les ambitions de conquête de l’un et la soif de liberté de l’autre. Un vent de colère souffle sur Jérusalem et un dramatique événement va sceller bien des destins.
 
Tout comme le film de William Wyler rendu célèbre par la course de chars avec Charlton Heston en 1959, cette bande dessinée est une adaptation du roman écrit en 1880 par Lewis Wallace, général de l’armée de l’Union lors de la guerre de Sécession. Dans une note explicative, Jean-Yves Mitton indique son souhait de rester proche du livre : "Puissé-je restituer ce roman dans toute sa profondeur tout en empruntant au 7e Art un peu de sa colossale mise en scène avec les outils plus modestes qu’offre le 9e Art."
 
Bien plus fidèle à l’esprit du roman qu’à la forme édulcorée proposée par Hollywood, cette version se veut plus foisonnante en références judaïques. L’action passe au second plan pour laisser plus de champ à l’évocation du Messianisme biblique qui dévorait alors la Judée. Un autre thème, intemporel celui-là, est abordé sur le plan historique : l’éternel conflit des cultures pour la possession de la terre d’Israël qui, à cette époque, est une Province romaine sous le joug de l’empereur Tibère. Messala et Ben Hur représentent cette confrontation entre deux civilisations ennemies. Malgré le nombre important des dialogues et une histoire qui a été maintes fois revue, cette version plus que périlleuse est à la hauteur de la tâche.
 
Graphiquement, l’influence des décors monumentaux des péplums cinématographiques est bien réelle et remarquablement bien rendue. La ville sacrée de Jérusalem et ses environs prennent vie sous les yeux du lecteur. Le trait est des plus classiques mais savamment précis ce qui confère aux visages, une belle palette d’expressions. Une belle réussite rehaussée par les couleurs vives de Jocelyne Charrance.
 
En conclusion, cette grande fresque biblique bien que fictive, restitue avec brio toute l’envergure et les grands thèmes de l’œuvre originale : Ben-Hur, a tale of the Christ. Ce Livre 1er, Messala, trouvera une suite dans 3 autres tomes à paraître.
                             

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21 mars 2009 6 21 /03 /mars /2009 22:49

Le printemps est là et comme chaque année depuis la création de "Au fil de mes lectures", je change de bannière et de couleurs. Pour 2009, j'ai souhaité apporter quelques modifications en ajoutant du texte : Les genres littéraires situés en bas à droite et saison 3 puisque le blog entre bientôt dans sa 3ème année. Eh oui déjà ! Que le temps passe vite...

 

Vous l'aurez sans doute remarqué, le résultat n'est pas concluant et ce n'est pas faute de m'être arrachée quelques cheveux en faisant moult essais. J'avoue. Ce n'est pas du tout mon domaine de prédilection. C'est pourquoi, je fais appel à vous, chers lecteurs, pour redonner de l'éclat à cette bannière rendue hideuse par mes manipulations  Ci-dessous, la bannière de l'an passée. Si une âme charitable voulait bien me filer un coup de main pour ajouter mes 2 modif', je lui serais éternellement reconnaissante !
 
Edit du 23 mars
 
: Il y a eu du changement depuis dimanche. Pendant que Leiloona et Cécile modifiaient la bannière de Au fil de mes lectures, j’ai voulu voir ce que donnait Photofiltre découvert grâce à Cachou qui m’a envoyée un lien pour le télécharger. Et là Miracle ! J’ai pu refaire une bannière bien plus lisible. Je n’en suis pas revenue. Du coup, je culpabilise d’avoir fait perdre du temps à Cécile et Leiloona qui se sont bien démenées. Je garde vos bannières bien au chaud, les filles ! Un grand merci à toutes et à tous pour votre aide, vos conseils éclairés ou tout simplement pour m’avoir laissé un mot d’encouragement. Amicalement !



Bannière de Leiloona
 

Bannière de Cécile

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18 mars 2009 3 18 /03 /mars /2009 23:00

Dans mon précédant billet, je vous parlais de ma dernière lecture, Les pîtres selon Luc de Jean-Pierre Paumier que j'ai eu le plaisir de rencontrer au salon du livre 2008 à Toulon. Cette histoire complètement délirante m'a fait me poser quelques questions et Jean-Pierre Paumier a eu la gentillesse d'y répondre. Avec son accord, je vous présente ces 5 questions/réponses.

1. Dites-nous en quelques lignes quel a été votre parcours d’écrivain. Comment êtes-vous passé de l’ingénierie des grands systèmes informatiques à l’écriture ?

 
J'écris depuis l'âge de dix sept ans, et ma première "oeuvre" était une pièce de théatre pour mon lycée, intitulée si je me souviens bien la chambre bleue. Ensuite sont venues quelques nouvelles publiées dans des fanzines S.F, à l'époque ou tout un chacun pouvait se prendre pour un "écrivain"...

Mes études puis mon métier, très prenant et m'obligeant à voyager de par le monde, m'ont fait oublier cette passion. puis j'ai eu la chance de pouvoir prendre assez tôt une "retraite" grâce à la vente de l'entreprise d'ingénièrie que j'ai crée à la fin des années 80 et qui devenait trop pesante pour moi.

C'est à ce moment que je me suis remis à l'écriture en commettant ce premier petit bouquin qui au départ n'était destiné qu'à mes fils qui m'avaient mis au défi d'écrire un roman. c'est mon épouse qui a envoyé ce manuscrit à un éditeur qui à la surprise générale l'a accepté !

 
2. La destinée de l’humanité et des dieux est au centre de l’intrigue. Comment est née l’idée du roman Les pîtres selon Luc ?

 
Depuis toujours, et comme bien des gens, depuis les philosophes grecs, je me pose la question de savoir pourquoi au nom de leurs dieux, les hommes commettent les pires âneries, il fallait bien que quelqu'un réponde à la question.

 
3. Vous semblez être passionné par l’Histoire et plus précisément par l’antiquité. Avec les nombreux voyages dans le temps, la SF s’avère aussi très présente. Comment qualifierez-vous ce récit ?

 
C'est vrai que l'Histoire antique me passionne, et notamment les cycles alternatifs des civilisations qui passent de la clairvoyance à l'obscurantisme. Pour faire bref, des enseignements humanistes de Jésus à la réthorique imbécile de Torquémada. La SF était un bon moyen pour moi de m'en amuser pour ne pas pleurer. Quand à qualifier ce roman, c'est assez délicat. Disons qu'il s'agit d'un délire légèrement éthylisé.

  
4. Excepté le plaisir de la lecture, qu'est-ce que vous aimeriez que le lecteur retienne de votre livre ?

  

Un lecteur qui a critiqué ce livre, disait en substance que c'était du sous Pierre Desproges, mais que c'était un excellent livre à lire aux toilettes. Pour moi, arriver même à la hauteur des chaussettes de Desproges est un compliment, et tant mieux si je puis aider ceux qui ont des prôblèmes de transits intestinaux. Plus sérieusement, je n'ai pas d'autres ambitions avec ce roman loufoque, que celles d'amuser le lecteur et lui dire de faire attention aux idées reçues.

 

5. Dernière question, avez-vous de nouveaux projets d’écriture à venir ?

 
Plusieurs ; en premier lieu un roman à quatre mains avec mon ami de voyages Jean-Michel Thibaux, qui se nomme la malédiction de l'Ankou et se déroule entre 1914 et 1924 en Bretagne. Le sujet étant la rencontre dans les tranchées et le choc culturel entre un provençal (JM.T.) et un Breton (moi). Ce roman en deux tomes édité chez Anne Carrière sortira en octobre 2009.

Un second, écrit seul celui là, paraîtra en décembre et s'intitule les neuf vies de Lucifer. Lucifer est un chat qui raconte à son petit ses différentes vies passées en compagnie d'Hérodote et Léonard de Vinci (entre autre). Un peu la thématique du voyage dans le temps, mais sans un seul gros mot cette fois.

Enfin, j'attends une réponse des Presses de la Cité concernant "la chute de Gorre Mor", un roman à base historique sur la ville engloutie d'Ys, mais traité comme un héroic fantasy.

Je remercie encore une fois Jean-Pierre Paumier pour avoir pris le temps de répondre aux questions et ce de manière si spontanée. Retrouvez l'auteur et ses écrits sur son site.

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16 mars 2009 1 16 /03 /mars /2009 12:19

Editions Bénévent - Mars 2004 - 200 pages
 
Présentation de l'éditeur
DIEUDELATERRE, en cette fin de vingtième siècle était fort déprimé : rien n’allait plus sur la planète bleue. Il eut une idée de génie (normale pour un dieu), il allait faire appel à Luc, pour lui donner un coup de main et remettre de l’ordre dans tout cela. Luc sur Terre est dans le coma, et son esprit va croiser la vie des dieux qui vont le charger d’une mission impossible : trouver la raison pour laquelle les humains ne vont vraiment pas bien du tout et passent leur temps à se taper dessus pour mille et une mauvaises raisons.

Aidé par Léonard et Albert (Da Vinci et Einstein) Luc va mener une enquête échevelée qui le fera rencontrer Néron, Minos, Thésée, plus une bonne partie des occupants du panthéon terrestre. Seulement voilà, Luc est humain et il ne va donc pas très bien non plus ; les dieux vont s’en apercevoir aux vues des résultats de l’enquête.
 
Les premières lignes : "Dieudelaterre était passablement déprimé. Depuis le début de la matinée rien ne se passait comme il le souhaitait. Cela avait commencé par trois tentatives avortées pour contacter son collègue Dieudezalec, mais la ligne téléphonique reliant la voie lactée à Pégase était saturée."
 
Ancien ingénieur dans le domaine des sciences et techniques, Jean-Pierre Paumier nous invite à un voyage dans le temps et l’espace indéniablement burlesque. Bien malgré lui, Luc a été désigné par les dieux pour une mission de choix : enquêter sur les raisons qui poussent les hommes à la destruction de leur race. Et pour savoir qui va choisir les destinations de Luc, quoi de plus évident pour Dieudelaterre et Dieudezalec que de jouer à une partie de 421. Vous l’aurez compris, les dieux ont un humour particulier très développé. Normal, les hommes les ont créé à leur image. Pour preuve, ces divinités ont aussi leur propre organigramme. Organisé en multinationale, il est composé des dieucadres, des dieugénéraux, le tout commandé par Dieudesdieux. Ils sortent pour la plupart de H.E.C (Hautes Etudes Cosmologiques). Cette hiérarchie est très originale mais un tantinet difficile à suivre avec ses Papadieu, Dieudetout et j’en passe.

 

Revenons à la mission de Luc ! A la manière des personnages de la série animée Il était une fois… la Vie, il voyage dans le corps de ses hôtes tel un parasite et devient le témoin du passé. Il rencontre ainsi de nombreux personnages historiques et mythologiques : Néron et son précèpteur Sénèque, Léonard de Vinci et son modèle Lisa, Thésée combattant le Minotaure… Outre quelques soucis de typographie qui gênent la fluidité de la lecture, l’histoire loufoque et déjantée fait passer un très bon moment. Malgré toute l’érudition qui foisonne dans ces pages, le langage est très cru, pour ne pas dire vulgaire ce qui ne gâcherait rien si il n’était pas aussi excessif. L’auteur dresse, à travers le regard acéré du héros, un portrait peu flatteur de l’humanité mais, après tout, pas si loin de la vérité que ça ! Une lecture qui remue les méninges.

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13 mars 2009 5 13 /03 /mars /2009 19:26

Pour rester encore quelques temps dans l'atmosphère british d'Orgueil et préjugés de Jane Austen, je vous laisse en compagnie du couple Elizabeth/Darcy lors du bal de Netherfield dans le film de Joe Wright avec Keira Knightley et Matthew Macfadyen. Je me suis régalée à dessiner ces personnages même si la ressemblance n'est pas spécialement frappante pour ce qui est des acteurs. Tant pis. Je m'étais déjà essayée à ce petit jeu avec les héros du livre Vélum de Hal Duncan. Je pense continuer à dessiner mes lectures si j'arrive à trouver assez de temps. Sinon, il ne me reste plus qu'à découvrir l'adaptation de la BBC de 1995, qui d'après de nombreuses sources ^^ est bien meilleure. J'ai quand même apprécié le film et sa sublime musique.

 

Pendant ce temps, j'écoutais...

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11 mars 2009 3 11 /03 /mars /2009 19:51

Orgueil et préjugés : Edition spécialeEditions spéciale 10/18 - Novembre 2008 - 379 pages 

 

 Dans un petit village anglais, alors que le XVIIIe siècle touche à sa fin, Mrs. Bennett intrigue dans l’espoir de trouver de bons partis pour ses cinq filles. Mais c’est sans compter les caractères disparates de ces demoiselles qui lui donneront du fil à retordre et moult malaises nerveux sous l’œil cynique de Mr Bennett. L’arrivée de Mr Bingley et de Mr Darcy, deux amis fortunés, n’échappe pas à la famille Bennett. Si Jane - l’aînée des sœurs - éprouve de l’attirance pour le premier, sa cadette Elizabeth n’apprécie guère les manières de l’orgueilleux Fitzwilliam Darcy. Et c’est sur maints préjugés que s’entrecroisent les destins de ce beau petit monde dont Elizabeth est l’héroïne.

 

 
Quelques lignes
 : « C’est une vérité universellement reconnue qu’un célibataire pourvu d’une belle fortune doit avoir envie de se marier, et, si peu que l’on sache de son sentiment à cet égard, lorsqu’il arrive dans une nouvelle résidence, cette idée est si bien fixée dans l’esprit de ses voisins, qu’ils le considèrent sur-le-champ comme la propriété légitime de l’une ou l’autre de leurs filles. »

 

Publié en 1813, Orgueil et Préjugés est assurément le plus populaire des romans de Jane Austen. Si la relation tempétueuse de Miss Bennett et de Mr Darcy est au cœur de l’histoire, l’auteure n’en oublie pas moins de dépeindre avec une ironie mordante la société britannique de l’époque. Les intrigues et les plus viles ruses sont de mises pour respecter les conventions sociales d’une bourgeoisie qui ne dédaigne pas les moqueries et les mesquineries quand les intérêts sont en jeu. C’est donc à un tableau comique, parfois grotesque, que nous convie l’écrivain. Sa plume est riche, sensible, imagée et grâce à cette écriture d’un autre temps, le lecteur est vite transporté au côté des protagonistes.
 

A n’en pas douter, elle maîtrise à la perfection l'étude psychologique des personnages et leur évolution tant au niveau sentimental que social. Elizabeth est très intelligente mais son fort caractère peut lui faire commettre de lourdes erreurs de jugement. Ainsi sa relation avec Mr Darcy, qui lui même fait montre d’un orgueil implaccable, se trouve vite compromise. Jane et Charles sont aussi touchés par ces quiproquos qui menacent leur entente naissante. La détermination que Lizzie et Fitzwilliam Darcy mettent à ignorer leurs sentiments et les renversements de situations qui s’ensuivent sont très vite palpitants. A la fois truculente et romanesque, cette histoire d’amour tout droit sortie d’un autre siècle est un grand classique - intemporel. A lire sans modération !


Livre lu dans le cadre du défi Blog-O-Trésors !

Et si vous en voulez toujours plus, le
Blog-O-Book vous fournira de nombreux liens pour satisfaire votre curiosité et peut-être plonger le temps d'une lecture au coeur de la société britannique d'un autre siècle.
 
                                              

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8 mars 2009 7 08 /03 /mars /2009 10:51

Et encore une BD à inclure dans mon index publié précédemment. C'est avec cet album que j'inaugure le rayon Science-fiction - sous-genre Steampunk. Un genre qui explore ici, le Londres de l'époque victorienne. Je vois déjà certain(e)s d'entre vous hausser un sourcil, l'air très intéressé ! Même si je suis quelque peu perplexe, l'histoire et le graphisme me plaisent assez pour lire la suite. Vous trouverez une petite définition du genre au début de la chronique. Un sous-genre, ma foi fort sympathique ! Si vous connaissez d'autres titres de steampunk, ça m'intéresse. 
Clockwerx, Tome 1 : Genèse
Ed. Les Humanoïdes associés - Tome I - Genèse - 48 p. - Nov. 2008
 
Londres, au XIXe siècle. Dans le quartier malfamé des docks, Matt Thurow enquête, pour son propre compte, sur une série de morts violentes et mystérieuses. Cet ancien policier de Scotland yard ne se doute pas une seule seconde de l’ampleur de l’affaire dans laquelle il s'est engagé. Le jeune homme va croiser la route de Molly Vane, autrefois ingénieur au sein de la puissante Golden Shell, aujourd’hui rebelle s'évertuant, avec une poignée d’hommes bien décidés, à contrarier le projet Clockwerx et à empêcher la compagnie de mettre la main sur le lucifernium, une source d’énergie révolutionnaire très convoitée. Pour ce faire, Miss Vane n’hésite pas à voler quelques clocks - robots d’une efficacité redoutable - et à s’engager dans une guerre des plus dangereuses pour freiner les ambitions démesurées d’un cercle d’individus fort influents.

Genèse est le premier tome de ce diptyque se déroulant dans le Londres de l’époque victorienne. Jason Henderson et Tony Salvaggio au scénario se sont permis une fantaisie en plongeant leur intrigue dans un univers steampunk. Un sous-genre se rattachant à la science-fiction mais prenant pour cadre le XIXe siècle et son ère industrielle. La technologie est celle des machines à vapeur complexes et souvent démesurées à l’image des clocks, géants de fer pilotés par des hommes et animés par le lucifernium.
 
Les scénaristes plongent d’emblée le lecteur dans l’action qui va crescendo, multipliant les rebondissements. Malgré la simplicité de la trame, le suspens et la dynamique de l’intrigue tiennent le lecteur en haleine. L’atmosphère brumeuse londonienne et la menace latente qui semble peser sur le port - lieu où se passe la majorité des évènements - sont bien rendues et contribuent au mystère qui intéresse tant les protagonistes. La seul ombre au tableau - et qui risque fort d’en rebuter plus d’un - se situe au niveau de la narration. Celle-ci est chaotique et gâche la fluidité et l’enchaînement des différentes scènes.
 
Le dessinateur Jean-Baptiste Hostache apporte un soin tout particulier aux décors urbains. La célèbre Tour de l’Horloge et les demeures anglaises sont remarquablement dessinées. De même, la technologie inhérente au genre est bien retranscrite, à la fois rétro et sophistiquée. Les clocks à l’esthétique savamment recherchée en sont un bel exemple. D’ailleurs le dessinateur prend plaisir à les croquer sous toutes les coutures. En revanche, les traits de certains personnages sont quelques fois inégaux et peuvent prêter à confusion.
Quant aux couleurs, elles servent parfaitement l’époque victorienne et ses mystères, que même le brouillard a du mal à dissimuler.
 
Bien que décevant dans sa forme narrative, Clockwerx a les atouts nécessaires pour plaire aux amateurs du genre. Le second tome, avec l'éclairage qu'il devrait apporter, est d’ores et déjà attendu de pied ferme pour confirmer ou non cette impression.

                          

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3 mars 2009 2 03 /03 /mars /2009 18:15

Le Crépuscule des Dieux, Tome 3 : FafnerEditions Soleil Prod. - Tome III, Fafner - Janvier 2009 - 48 pages
 
Présentation de l'éditeur : Le premier âge touche à sa fin. La muraille qui protégeait le royaume des Hommes et celui des Dieux est tombée. Les hordes venues de Jotunheim déferlent sur le Walhalla, dernier rempart devant le chaos.
 
Pendant ce temps, Siegfried grandit, loin des hommes. Malgré lui, Mime le Nibelung s’attache à cet enfant. Il lui apprend la magie des runes, la forge et le combat. Pourtant, il n’oublie pas la promesse qu’il a faite à son frère, Albéric : Siegfried doit terrasser le dragon.
 
 

 
Dans cette version du Crépuscule des dieux, Nicolas Jarry a choisit la langue germanique pour nommer ses personnages. Ces noms se retrouvent d’ailleurs dans le célèbre opéra de Wagner. Ainsi le dieu Odin devient Wotan, son épouse Frigg se prénomme Fricka. Une variation qui peut surprendre mais qui n’enlève rien à la fluidité de l’histoire. Car si le second tome foisonnait d’explications mythologiques et demandait une relecture du premier tome, cet album se révèle limpide et beaucoup plus léger. L’intrigue se concentre sur l’éducation du jeune Siegried et du but qu’il s’est fixé. C’est captivant de bout en bout.
 

 

Le style graphique de Djief est toujours aussi agréable, coloré et servi par un découpage aéré. Il est en parfaite adéquation avec l’univers de ce récit fabuleux. Les scènes de combats sont flamboyantes à l’image de celle qui ouvre l’album - le déferlement des hordes de Jotunheim - ou encore l’affrontement qui oppose Siegfried au terrible dragon Fafner. Ajoutons à cela un peu de douceur dans ce monde de brutes, avec la rencontre de Siegfried et de Brunehilde et le lecteur est emporté pour un grand moment des plus épiques.
 
Avec ce troisième volet, Le crépuscule des dieux devient une série incontournable pour qui veut découvrir ce mythe ou s’y replonger.



Les titres de la série Le crépuscule des dieux
 :
1. La malédiction des Nibelungen - Mai 2007
2. Siegfried - Novembre 2007
3. Fafner - Janvier 2009 undefined

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28 février 2009 6 28 /02 /février /2009 13:02

Chiens de sangEditions Fleuve Noir - Thriller - Novembre 2008 - 294 pages
 

Présentation de l’éditeur : Courir, toujours plus vite. Plus loin. Fuir la mort qui plane au-dessus d’eux ; oiseau de proie aux ailes gigantesques dont l’ombre les dévore déjà. Diane a choisi la fuite. D’instinct. Elle sait qu’ils sont derrière. Juste derrière. Avance minime, infime. Comme son espérance de vie, désormais. Pourtant, elle marche. Pourtant, elle veut vivre. Rémy avance. Avec le poids de la peur qui comprime son cœur. Le poids de la fatigue, comme un boulet enchaîné à ses jambes. Il devrait être ailleurs, en ce moment même. En compagnie de sa femme et de sa fille. Mais non, il est là, errant dans ces bois inhospitaliers, avec ces inconnus qui fuient comme lui. Il est devenu une proie. Rien qu’une proie. Il n’existe plus. Déjà mort. Alors, pourquoi a-t-il aussi peur ? Le monde est ainsi fait, qui ne changera jamais. Les chasseurs d’un côté, les proies de l’autre.
 

Après avoir publié trois romans et reçu trois prix - le prix SNCF du polar français 2008 et le prix Intramuros 2008 pour Les morsures de l’ombre, le prix Marseillais du polar 2005 pour Terminus Elicius -, Karine Giebel entraîne le lecteur dans Chiens de sang à une chasse meurtrière, un traque sans pitié dont le gibier ressemble fort au chasseur. Dans son nouveau roman,  l’auteure écrit deux récits, deux histoires parallèles ou plutôt deux traques. Celle de Rémy, un SDF croisant la route d’un lord et celle de Diane, une photographe rencontrant des chasseurs. Et pourtant rien ne présageait ce qui allait suivre. Au mauvais endroit, au mauvais moment. Le destin va les placer sur le chemin d’individus malveillants et peu scrupuleux. Devenus des proies, ils fuient à travers bois, la peur au ventre, leur instinct de survie les poussant toujours plus loin... Jusqu’au dernier souffle ?
 

Bien que le thème de la chasse à l’homme paraisse classique, la façon dont il est traité est originale. Les chapitres alternent à un rythme infernal deux destins, deux vies pourtant si proches par le désir de vivre mais tout autant éloignées par la distance et les circonstances. C’est aussi l’occasion pour Karine Giebel d’évoquer des sujets d’actualité tels que l’exclusion, les différences sociales ou encore la solidarité. Les phrases comme les chapitres sont concis comme pressés par la densité des scènes. Le suspense s’accroît au fil des pages qui défilent au même rythme que les fuyards. Le climat de tension permanente est exacerbé par ce tombeau végétal qu’est la forêt. En moins de 300 pages, difficile d’aller en profondeur dans la psychologie des personnages et pourtant ces derniers livrent par bribes leurs pensées, leurs regrets, leurs souvenirs et cela suffit à les rendre sympathiques ou cruels. Chiens de sang offre une lecture qui se veut rapide mais percutante.


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24 février 2009 2 24 /02 /février /2009 18:40

N'ayant toujours pas terminé d'écrire mes chroniques sur mes deux précédentes lectures, je triche en vous proposant aussi tôt une sélection des prochaines parutions du mois de mars. J'ai apporté quelques petites améliorations en ajoutant les couvertures et liens que j'ai pu trouver de çi de là.
 
Il y a beaucoup de sorties très attendues. La série à succès de Laurell K. Hamilton est enfin réeditée chez Milady avec pas moins de 3 tomes à paraître en mars. Ensuite ce sera un tome par mois. Autre sortie plus qu'espérée, la traduction de The Graveyard Book de Neil Gaiman chez Albin Michel, encensé par de nombreux blogs.
 
Du côté de la Bande Dessinée, Daniel Maghen publie Canoë Bay, un bel ouvrage alliant récit historique et roman d'aventure. Jettez-y un oeil ! Delcourt, de son côté, continue sa publication d'adaptations de classiques de la littérature pour notre plus grand plaisir.
Illustration - Eugène Grasset (1887)
 

Milady         
Les aventures d’Anita Blake - Laurell K. Hamilton (Fantastique)   

- Tome 1, Plaisirs coupables  06/03/09

- Tome 2, Le cadavre rieur  06/03/09

- Tome 3, Le cirque des damnés  06/03/09

 

Pocket 
- Que savez-vous des morts ? - Alain Claret (Policier)  12/03
 
  

Points 
- Jubilee - Margaret Walker (Roman étranger)  26/03
      
 

Albin Michel 
- L’étrange vie de Nobody Owens - Neil Gaiman (Jeunesse)  04/03/09
 
 

Au Diable Vauvert 

- Le feu de Dieu - Pierre Bordage (Science-Fiction) 12/03


Fleuve Noir 
- La bible de Darwin - James Rollins (Thriller)  19/03
             

 
Michel Lafon 
- Le mystère Neanderthal - John Darnton (Roman étranger) 05/03

- Une vengeance au goût amer - Ann Rule (Thriller) 26/03

  
Omnibus

-
Romans merveilleux - Barjavel (Romans)  05/03 

 

Le Pré aux Clercs 
- L’enfant des cimetières - Sir Cédric (Thriller)  05/03/09
 
 

Plon 
- Les âmes brûlées - Andrew Davidson (Roman étranger)  05/03
 
 

Robert Laffont 
- L’ombre d’Edgar Poe - Matthew Pearl (Roman étranger) 19/03

- Paysage sombre avec foudre - Alain Claret (R. Français) 19/03
 

Terre de brume
- Mont Saint-Michel - Dominique Besançon (Petites histoires)  

 

Daniel Maghen   (BD)
- Canoë Bay - Patrick Prugne  19/03       
 
Delcourt
  (BD)
- La métamorphose de Franz Kafka - Eric Corbeyran  04/03

- Le tour d’écrou de Henry James - Hervé Duphot  04/03
- Les hauts de Hurlevent d’Emily Brontë - Yann  04/03  LIEN.gif

 

Dupuis  (BD)
- Isabelle - Jean-Claude Servais  20/03

- La tchalette - Jean-Claude Servais  20/03

 

Soleil  (BD)
- Les voies du Seigneur - David  11/03

- Souvenirs d’un elficologue - Bordier 
 11/03  
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Ma Lecture du moment . . .


"Le Trône de Fer"
George R.R. Martin

 

DarkFantasy
J'ai lu - Intégrale II

Avis à la population...


        
  Wikio - Top des blogs - Litterature    

Mes Notes de lecture...

  Coup de coeur 

 
Chef d'oeuvre
 Excellent
 Bon (mais...)
 Passable
 A éviter

Mes Coups de coeur 2009

Les Chants de la Walkyrie 


Orgueil et préjugés : Edition spéciale
 
Les âmes brûlées