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Le Blog Littéraire

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" La liseuse " de Fragonard

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Avertissement au lecteur qui se risque en ces lieux !
Bienvenue sur mon blog entièrement dédié à l'une de mes passions, les livres. C’est une façon pour moi de garder une trace de mes lectures mais aussi de les partager avec d’autres passionnés et d’échanger des impressions et avis que je souhaite constructifs. 
Bien sûr, mes avis sont personnels et n'engagent que moi.
Bonne balade chez Laetitia la liseuse.

30 mai 2007 3 30 /05 /mai /2007 18:42

Lancelot du Lac


Lancelot du Lac

Textes adaptés par Sylvie Ferdinand - 96 pages - 5 € - chez Terre de brume.

Collection Petites histoires de… dirigée par Dominique Besançon

 

Présentation de l'éditeur : Élevé par une fée dans un royaume caché sous les eaux d’un lac, Lancelot est devenu l’un des plus célèbres chevaliers de la Table Ronde, connu pour ses exploits guerriers et ses amours adultères avec l’épouse du roi Arthur.
À l’origine, ce héros armoricain n’entretenait aucune liaison coupable avec Guenièvre et il était plus proche de la tradition celtique avec ses divers “mariages à l’essai”. Sous le nom de Lanzelet, il a surmonté de nombreuses épreuves, réunifié la Petite Bretagne et vécu finalement très heureux auprès de la belle Iblis.
Sélectionnées parmi l’abondante littérature le concernant et adaptées en français moderne, ces Petites Histoires de Lancelot du Lac  invitent le lecteur à se plonger dans un monde merveilleux qui fait toujours rêver…    

Puisées aux meilleures sources du folklore et de la littérature, les “Petites Histoires” constituent une collection thématique entièrement dédiée à l’imaginaire breton. Héros et lieux mythiques, créatures fantastiques, croyances et traditions... chaque volume entraîne le lecteur à la découverte d’un pan de cette terre celtique si justement appelée “Terre de légendes”.


Mon avis
 : ce petit livre se lit vite avec ses moult chapitres à chaque pages. Un avertissement débute cette lecture en nous informant sur l’origine de ce preux chevalier et des diverses versions qui existent dans la littérature. Dans ces pages, nous en découvrons d’ailleurs deux très différentes. Le lecteur découvre la chevalerie avec ses codes d’honneur, sa bravoure, ses prouesses, bref de quoi nous faire rêver. Sylvie Ferdinand nous offre là des petites histoires sur ce héros, choisies parmi la riche littérature du folklore celtique. Un joli moment passé au cœur des légendes arthurienne mais pas une lecture indispensable.

Ma note
:
 




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Lancelot and Guinevere
Herbert James Draper

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27 mai 2007 7 27 /05 /mai /2007 19:00

La peau froide

Quatrième de couverture : Sur un îlot perdu de l'Atlantique sud, deux hommes barricadés dans un phare repoussent les assauts de créatures à la peau froide. Ils sont frères par la seule force de la mitraille, tant l'extravagante culture humaniste de l'un le dispute au pragmatisme obtus de l'autre. Mais une sirène aux yeux d'opale ébranle leur solidarité belliqueuse.
Comme les grands romanciers du XIXe siècle dont il est nourri, l'auteur de La Peau froide mêle aventure, suspense et fantastique pour éclairer les contradictions humaines. Opposant civilisation et barbarie, raison et passion, lumière et obscurité, ce roman rappelle que, depuis la nuit des temps, c'est la peur de l'autre - plutôt que l'autre lui-même - qui constitue la plus dangereuse des menaces, le plus monstrueux des ennemis. 

Biographie de l'auteur
:
Né à Barcelone en 1965, Albert Sanchez Pinol, anthropologue, est l'auteur d'un essai, d'un recueil de nouvelles et d'un deuxième roman qui sera prochainement publié chez Actes Sud. Véritable événement éditorial en Espagne, La Peau froide a reçu le prix Ojo Critico de Narrativa 2003 et a été traduit dans une vingtaine de langues. 

Mon avis : C’est en lisant l’avis du Livrophile que j’ai eu envie de découvrir ce livre et son auteur. Une histoire intense, impossible à lâcher, qui nous pousse à tourner les pages avec angoisse et curiosité afin d’en connaître au plus vite le dénouement. Manque de pot, l’auteur nous annonce une fin des plus ouverte et, du même coup, voilà une liseuse bien dépitée. Mais bon, au lecteur de se faire une idée ! Cette lecture m’a de suite fait penser à Richard Matheson et son « Je suis une légende ». Un homme seul face à une horde de créatures menaçantes. La survie de chacun et la vision déformé par la crainte de l’autre, qui n’est peut être pas si mauvais que çà, tout compte fait.

C’est un récit glaçant et percutant, mélange du roman d’aventure et du conte fantastique, le tout savamment dosé de suspense et de réflexion. En effet, sur près de 250 pages, l’auteur réussit à mener ses lecteurs dans les abîmes les plus sombres de l’âme humaine, entre folie meurtrière et peur de l’autre, entre barbarie et civilisation. On ressent parfaitement la peur du narrateur, pendant les assauts des monstres, grâce aux descriptions d’horreur et de chaos si bien décrites. Cette peur est même contagieuse !

 

Le style de la narration est concis, efficace et le caractère des protagonistes est fouillé au possible. Une lecture qui donne à réfléchir… eh oui, Monsieur Sanchez est anthropologue et nous fait partager ses connaissances du comportement humain.

 

Voilà d'autres avis à lire : Chez le Livrophile, chez Flo et Sentinelle

Ma note :  undefined

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26 mai 2007 6 26 /05 /mai /2007 17:19

Après avoir lu le joli poème "Adieu" qu'a choisi Florinette pour la fameuse chaîne "le cercle des poètes disparus" qui circule sur les blogs, je vous présente un poème d'Arthur Rimbaud, "Ophélie".  Je trouve les descriptions sublimes et cela me donne l'occasion de glisser quelques peintures préraphaélites. Il y a aussi "le dormeur du val" qui est magnifique et qui bourgeonne sur quelques blogs.



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Arthur Hughes

I

Sur l'onde calme et noire où dorment les étoiles
La blanche Ophélia flotte comme un grand lys,
Flotte très lentement, couchée en ses longs voiles ...
On entend dans les bois lointains des hallalis.

Voici plus de mille ans que la triste Ophélie
Passe, fantôme blanc, sur le long fleuve noir.
Voici plus de mille ans que sa douce folie
Murmure sa romance à la brise du soir.

Le vent baise ses seins et déploie en corolle
Ses grands voiles bercés mollement par les eaux;
Les saules frissonnants pleurent sur son épaule,
Sur son grand front rêveur s'inclinent les roseaux.

Les nénuphars froissés soupirent autour d'elle;
Elle éveille parfois, dans un aune qui dort,
Quelque nid d'où s'échappe un petit frisson d'aile:
Un chant mystérieux tombe des astres d'or.

II

Ô pâle Ophélia, belle comme la neige!
Oui tu mourus, enfant, par un fleuve emporté!
- C'est que les vents tombant des grands monts de Norvège
T'avaient parlé tout bas de l'âpre liberté;

C'est qu'un souffle inconnu, fouettant ta chevelure,
A ton esprit rêveur portait d'étranges bruits;
Que ton cœur entendait la voix de la Nature
Dans les plaines de l'arbre et les soupirs des nuits;

C'est que la voix des mers, comme un immense râle,
Brisait ton sein d'enfant trop humain et trop doux;
C'est qu'un matin d'avril, un beau cavalier pâle,
Un pauvre fou, s'assit, muet, à tes genoux !

Ciel, Amour, Liberté : quel rêve, ô pauvre Folle!
Tu te fondais à lui comme une neige au feu:
Tes grandes visions étranglaient ta parole
- Et l'Infini terrible effara ton œil bleu.

III

- Et le Poète dit qu'aux rayons des étoiles
Tu viens chercher, la nuit, les fleurs que tu cueillis;
Et qu'il a vu sur l'eau, couchée en ses longs voiles,
La blanche Ophélia flotter, comme un grand lys !

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John William Waterhouse

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24 mai 2007 4 24 /05 /mai /2007 12:10

Pig Island

Editions Presses de la Cité - Collection Sang d'encre

Présentation de l'éditeur
 : Joe Oakes est journaliste et gagne sa vie en démystifiant les prétendus phénomènes paranormaux. Ce sceptique-né n'a jamais eu qu'un seul credo : tout s'explique rationnellement. En débarquant sur Pig Island, un îlot perdu au large de l'Ecosse, il est fermement décidé à vérifier si la trentaine d'allumés qui y vivent en vase clos vénèrent le diable comme les en accusent les gens de la côte. Il veut aussi découvrir ce qu'est devenu le fondateur de la secte, le pasteur Malachi Dove, un charlatan qu'il a connu dans sa jeunesse et qui ne s'est plus manifesté depuis vingt ans. Enfin et surtout, il veut tordre le cou au mythe du monstre de Pig Island - une mystérieuse créature filmée deux ans plus tôt sur le littoral désert de l'île par un touriste à moitié ivre. Mais rien, strictement rien ne se passe comme prévu. Joe Oakes va être confronté à des événements tels que son idée de la peur et du mal ne sera plus jamais la même...

Biographie de l'auteur : Enfant terrible, Mo Hayder délaisse les études à l'âge de seize ans. Après dix années d'errance londonienne, " sexe, drogue et rock'n'roll ", elle décide, un aller simple en poche, de s'envoler pour le Japon. Elle y exerce les métiers de serveuse, éducatrice et professeur d'anglais, avant de partir pour les Etats-Unis faire des études de cinéma. De retour en Angleterre, elle occupe un poste dans la sécurité comme garde du corps et écrit Birdman, qui devient un best-seller. L'Homme su soir et Tokyo, Grand Prix des Lectrices de Elle, en 2006, confirment son immense talent.

 

Les premières lignes : La première sirène d'alarme s'est déclenchée dans ma tête au moment où le patron et le pêcheur de homards m'ont montré ce qui s'était échoué sur la grève. Il m'a suffi d'un regard au fracas des vagues pour comprendre que démonter le canular de Pig Island ne serait pas une partie de plaisir, contrairement à ce que j'avais espéré.

Je n'ai trop rien dit pendant quelques minutes, et sans doute me suis-je grattouillé la nuque, planté là, le regard fixe, parce que ce genre de truc... ma foi, ça fait réfléchir, pas vrai ? On a beau se prendre pour un cador, se dire qu'on a déjà à peu près tout vu, se croire blindé contre les histoires de dingues qu'on entend de-ci de-là, voir une saleté pareille vous lécher les semelles, ça donne forcément de petites démangeaisons. Que n'ai-je pris mes cliques et mes claques et lâché l'affaire séance tenante ? Bon, stop. Pas la peine. Il y a longtemps que j'ai renoncé à me poser cette question.
  


Mon avis
: Premier livre que je lis de cet auteur. C’est un roman noir aux accents gothiques à nous faire frissonner à souhait. Eh oui, attendez-vous à quelques scènes à vous faire venir le cœur au bord des lèvres. Tout nos sens sont mis à contribution. L’atmosphère mystérieuse qu’elle a su créer dans ce récit m’a tout de suite plu. Nous sommes en terre de légendes, sur une île isolée, non loin de l’Ecosse voilée de brume qui trompe le regard. Bien que l’impression d’être dans un genre fantastique nous suit dans cette lecture, le lecteur découvre peu à peu que tout a finalement une explication.  Elle exploite et joue sur nos peurs les plus primitives comme la peur des monstres, peur de l’autre, celle d’être épié… Progressivement, le cauchemar se précise et le piège se referme sur une chute que je n’avais pas, mais, alors pas du tout imaginé. Bref voilà un thriller des plus diaboliques.
  


Ma note
:
  

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20 mai 2007 7 20 /05 /mai /2007 13:13

Mîreldar et Carole vous invitent à participer au concours Biblio Lys qui vient de voir le jour. 



logo bibliolys
 

Concours du meilleur commentaire 


C’est avec beaucoup d’enthousiasme que
Carole et Mîreldar unissent leurs efforts pour créer le concours Biblio Lys, afin d’encourager la lecture et la découverte de romans québécois.

Biblio Lys se déroulera en cinq étapes :

  1. Du 7 mai au 2 juin, nous vous invitons à suggérer des titres (limite de 2 suggestions par participant) de romans québécois que vous aimeriez lire ou faire découvrir aux autres.
  2. Du 3 juin au 23 juin, vous aurez à décider quels titres dans ceux suggérés seront élus dans le top 5 de lecture.
  3. Du 24 juin au 22 septembre, vous aurez tout l’été pour lire et écrire des commentaires de lecture (10 lignes et plus) sur chacun des cinq romans sélectionnés.
  4. Du 23 septembre au 29 septembre, vous aurez à voter pour votre commentateur préféré (celui qui vous aura donné le goût de lire un ou plusieurs romans).
  5. Le 29 septembre, le dévoilement du résultat du vote et l’attribution des prix.

* Note : Pour être éligibles, au prix du commentateur, les participants devront avoir commenté les cinq romans sélectionnés. Un deuxième prix sera attribué par tirage au sort parmi tous les participants. Ce concours est ouvert à tous, quel que soit votre âge ou votre pays d’origine. Le commentateur gagnant se méritera 5 romans et le prix de participation 1 roman.

Merci de votre participation ! 


Voilà, vous n'avez plus qu'à cliquer sur le logo pour en savoir plus !

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19 mai 2007 6 19 /05 /mai /2007 20:07

Autumn Editions Gallimard - Collection Folio - Août 1999 - 306 p.  coeur-chouette.gif
 
Quatrième de couverture
 : "Livre-feu, livre-fou, conçu de main de maître, Autumn nous brûle les mains dès les premières pages, en nous entraînant dans le périple insensé des peintres préraphaélites. L'aventure de Dante Gabriel Rossetti avec la belle Elizabeth Siddal ne serait pas ce qu'elle est sans le style de Philippe Delerm. Un style romanesque, cela va sans dire. Mais un style tout de même. À envoûtement du lecteur s'ajoute la magie des mots. Des mots somptueux, issus de l'ultime clarté de ces jours d'automne. Autumn est un vrai roman, avec des personnages qui se déchirent, des visages connus, comme ceux de Swinburne ou de Lewis Carroll. Le déploiement des couleurs s'efface derrière les ténèbres d'un destin en clair-obscur.
 
Résumé
 : Autumn nous plonge en Angleterre entre 1850 et 1869, dans la vie des peintres préraphaélites. Une silhouette domine toutes les autres. C'est celle de Dante Gabriel Rossetti, peintre et poète, fils d'un ancien carbonaro. Chez lui, tout est contradiction : élan mystique et sensualité, rêve communautaire et individualisme forcené. Dans son ombre, une toute jeune femme, Elizabeth Siddal : sa pâleur presque diaphane, la rousseur de sa chevelure flamboyante en feront le modèle d'un type de beauté dont héritera tout le symbolisme européen. Elle sera la Béatrice des tableaux de Rossetti, l'Ophélie de John Evrett Millais. John Ruskin enfin, le grand critique et écrivain, règne sur cet univers par son autorité intellectuelle, en même temps qu'il lui est soumis par sa fragilité affective.
Tous ces personnages mêlent leurs destins, se heurtent, se déchirent, jusqu'à la drogue et la mort.
Dans ce climat encore très romantique, et déjà très décadent, dans cet automne des passions, des couleurs, des rêves impossibles, Philippe Delerm trouve la tonalité idéale pour écrire le roman de l'art et de la vie.   
 
Mon avis
: Une grande rêveuse et romantique comme moi ne pouvait pas passer à côté de cette perle. Moi qui m’émerveille devant toutes peintures préraphaélites, c’est avec un enthousiasme certain que je me suis attardée parmi ces artistes passionnés qu’étaient Dante Gabriel Rossetti, John Everett Millais, Edward Burne-Jones et bien d’autres. C’est aussi le destin tragique d’Elizabeth Siddal, modèle qui a tant obsédé Rossetti, sa Béatrice mais aussi la célèbre Ophélie de Millais. Passion, romantisme, obsession et décadence vont se croiser au rythme lent de ce récit.

 
Avec une plume suave et raffinée, aux lentes envolées lyriques, Philippe Delerm nous plonge dans une Angleterre froide et brumeuse, aux savoureuses descriptions des plus automnales. Comme pour une friandise, j’ai pris le temps de lire et, tout en fermant les yeux, de recréer cette atmosphère exaltante. C’est un récit dont j’ai eu bien du mal à m’extirper tant la vie de ces peintres est fascinante.  Le lecteur s’implique dans leur quotidien. Comme dans une ronde, les derniers chapitres invitent le lecteur à relire les premiers, comme pour se souvenir et s’imprégner un peu plus de ces destins si singuliers. Le manque d’action, le style très descriptif et lent pourraient en repousser certains mais cela est bien peu comparé au reste.

Philippe Delerm a reçu en 1990, pour « Autumn », le prix Alain-Fournier qui est décerné chaque année à une plume naissante.
 
 

L'avis de
Morwenna tout aussi élogieux !
 
Ma note
:  

Extrait : Ce soir était le dernier soir. Millais serrait les mâchoires, dans l'exaspération des ultimes retouches. Depuis plus d'une heure, les dernières chandelles s'étaient éteintes sous la baignoire insolite. Elizabeth ne savait pas qu'elle tremblait d'un froid réel. Enfin, John posa sa brosse sur le chevalet. Elizabeth se leva sans un mot, jetant un châle sur ses épaules. Sa robe brodée d'argent restait collée contre son corps, et dégouttait sur le plancher. Mais peu lui importait. Elle regardait, fascinée : sur la toile, ses longs cheveux noyés se confondaient avec les eaux troublantes et sombres de la rivière. Les anémones et les pensées s'échappaient de ses mains ouvertes, dans un geste d'une étonnante fraîcheur, qui semblait à la fois si hiératique, les paumes tournées vers le ciel. C'était elle, offerte et prisonnière au centre du motif. Elle, et par-delà son corps, tous ces rêves, toutes ces pensées qui l'avaient traversée durant tant d'heures extatiques. Elle était là, éternisée et abolie, là, morte sur la toile plus vivante que sa vie. Elle eut ce geste d'approcher la main pour toucher le grain ensorcelé, la matière magique de ce grand miracle triste. Elle regarda Millais. Millais la regarda. Il faisait presque nuit dans l'atelier. Elle toussa longuement, d'une toux déchirante née du plus profond de son corps, et dont l'écho se prolongea pour la première fois dans la poussière hostile. Les longues vitres obliques bleuissaient sous la neige du soir.

Ophelia, Sir John Everett Millais
Ophelia - Sir John Everett Millais
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13 mai 2007 7 13 /05 /mai /2007 19:34

Les éditions du Masque organisent en exclusivité un concours de nouvelles  (Carrefour/ les éditions du Masque) sur le thème « Intrigues et mystères dans l'Histoire de France ». Les nouvelles gagnantes, sélectionnées par les internautes et le jury, auront l’honneur d’être publiées par les éditions du Masque dans la collection Labyrinthes.


En tant que lecteurs,  ce concours suscite peut-être votre intérêt. Pour participez il suffit simplement de vous rendre sur le site Internet :

 

 http://www.concours-carrefour-labyrinthes.fr

 

A vos plumes !

 

Question au blogueurs : Y a t-il des lecteurs ayant sautés le pas en écrivant ? Quels sont vos parcours dans ce cas là et qu'est-ce qui vous a poussé à écrire ? Racontez-nous...

 

J'ai pris ma plume à plusieurs reprises pendant mon adolescence mais le résultat était bien loin de mes espérances malgré une imagination plutôt fertile. Le problème venait de la construction de l'histoire. Je me cantonne donc aux poèmes. c'est bien moins périlleux, Arf !

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13 mai 2007 7 13 /05 /mai /2007 17:05

Lu le 05 mai 2007

Je quitte la Bretagne et ses légendes pour remonter le temps dans ce polars historique, au format poche de 380 pages, qui se passe dans ma ville de naissance. C'est un peu pour çà que je l'ai choisi d'ailleurs. Pour en savoir plus, le blog de l'auteur :
jdaillon.canalblog.com/

 

Editions du masque - Polar historique - Mai 2006 -382 p.
 
Présentation de l'éditeur
: Une conspiration politique sous le règne d'Auguste dans la ville d'Aix. Il y a deux mille ans, Aix s'appelait Colonia Julia, mais ses habitants l'appelaient Aquae Sextiae. C'est sur son marché aux esclaves, un des plus fameux de l'empire romain, que Lucius Gallus, vétéran de l'armée du Rhin, retrouve Clodius Sertorius, son ancien bras droit. Comment s'est-il retrouvé là ? Et pourquoi Aemilius Plautius, que certains prétendent être le fils de Cicéron, veut-il à tout prix racheter Sertorius ? C'est dans une ville en proie aux complots, aux meurtres et aux attentats politiques que Lucius Gallus, poursuivi par les sbires de Tiberius Nero, tentera de déjouer la sombre machination qui se trame entre le temple de Belenus et celui de Dexiva. Il aborde dans ce volume l'époque de l'empire romain avec le même souci du détail et la même force évocatrice qui a fait son succès jusqu'alors.
 
Mon avis
 : Une note de page débute le récit. Elle résume la situation historique sous le règne d’Auguste, en l’an 2 de notre ère, en présentant l’empereur et sa famille ainsi que ses héritiers potentiels. Jean d’Aillon n’est pas avare de références et d’explications historiques. Je me suis passionnée pour toutes ces notes et j’ai appris énormément de cette période si peu visitée. Les personnages historiques et ceux de fictions se croisent dans cette fascinante Aquae Sextiae que l’on découvre avec moult détails : forums, temples, amphithéâtre, riches villas et quartiers pauvres. Habitante des lieux, je me suis amusée à visualiser la ville romaine. Une véritable reconstitution historique qui ne s’arrête pas là puisque l’on découvre aussi les lois romaines, les mœurs de cette civilisation, les stratégies militaires, les diverses religions et tout cela sans alourdir le récit.
 
Dans un climat riche d’intrigues et de complots, le héros en voit de toutes les couleurs et son auteur ne lui laisse aucun répit. Autour de lui, gravitent des personnages très puissants et des plus malveillants. Je me suis quelquefois emmêlée les pinceaux avec ces derniers et le rôle qu'ils ont eu dans le complot. Heureusement, Lucius Gallus peut s’appuyer sur une poignée d’amis fidèles comme ceux qui l’ont suivi depuis les années où il était légat en Germanie, Hermanius, le germain roux et ancien centurion, Apius le scythe rusé et Sertorius, ancien tribun que Lucius vient de retrouver. Une course-poursuite s’ensuit et il faut faire vite pour venir à bout de ce complot car un personnage important doit arriver à Colonia Julia et sa vie est menacée. Le lecteur suit avec intérêts les aventures et les rencontres de ces protagonistes attachants. Je vais poursuivre cette lecture en me procurant au plus vite la suite « La tarasque » et « le complot des sarmates ».
 
Ma note
 

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13 mai 2007 7 13 /05 /mai /2007 14:30

Lu le 29 avril 2007


Me voilà embarquée dans une histoire incroyable. J'ai découvert ce livre via les blogs sur la lecture que j'aime consulter. Si vous êtes une âme rêveuse et curieuse, lisez les avis de quelques blogueuses :
l'avis de Flo, celui de Lilly, de Florinette ou encore l'avis de Clarabel. Et n'oubliez pas de faire un petit tour sur le blog de l'auteur : Le café littéraire de Gaëlle.


 
L'ancre des rêves - Gaëlle Nohant (Robert Laffont)  coeur-chouette.gif


Caractéristiques
:

Parution : 19 mars 2007
Format : 135 x 215 mm, 396 pages, 20 €
ISBN : 978-2-221-10820-8


Présentation de l'éditeur
: Pourquoi, alors que la famille Guérindel demeure en Bretagne, au bord de la Manche, Enogat interdit-elle à ses fils d’approcher de la mer ?
Tel est l’insolite point de départ de cet envoûtant premier roman qui nous transporte au début du XXe siècle, à la suite des pêcheurs terre-neuvas, sur les traces d’un terrible secret de famille dont Enogat Guérindel pense être aujourd’hui l’ultime détentrice.
Toutes les nuits, Benoît, Lunaire, Guinoux et Samson, les enfants Guérindel, font d’horribles cauchemars… Mais que veulent ces fantômes qui hantent leurs nuits? Ne seraient-ils pas des revenants cherchant à entrer en communication avec le monde des vivants ?
Un jour, Lunaire, un des enfants Guérindel, se décide à agir sur le déroulement de son rêve. En demeurant vigilant durant son sommeil et en notant scrupuleusement au réveil toutes les informations dont il se souvient, l’adolescent est convaincu qu’il parviendra à en saisir le sens caché. Avec l’aide d’Ardélia, nonagénaire et dernier témoin vivant des faits rêvés par Lunaire, il réalisera, au terme de son enquête, que lui et ses frères sont, en réalité, à la fois les descendants d’un bourreau et de sa victime, tous deux marins embarqués sur un bateau de pêche disparus en mer.
Porté par un souffle puissant, ce premier roman de Gaëlle Nohant traite avec sensibilité et intelligence du thème de la quête d’identité à l’âge adolescent.


Mon avis
: En général, je ne suis pas vraiment attirée par les histoires qui ont pour personnages principaux des enfants ou des ados et donc, c’est avec quelques petites réserves que je me suis lancée dans cette lecture. Par contre, ma curiosité a été attisée par le cadre de la mer et de ses marins.

Cette histoire m’a envoûté, prise dans ses filets, dès les premières lignes, ce qui est en général très bon signe. Je suis tombée sous le charme de cette écriture poétique, subtile et riche de métaphores que l’on savoure à chaque page tournée.

 

J’ai trouvé remarquable les descriptions sur le monde implacable des marins-pécheurs et celui cauchemardesque des poilus. Les émotions ressenties à cette lecture y sont accentués. C’est très visuel, vraiment impressionnant. Gaëlle Nohant a même réussi à m’arracher quelques larmes dans le chapitre « l’autre Abel ». J’ai quitté à regret tous ces beaux personnages auxquels je me suis beaucoup attachée. Les prénoms de ces derniers ont cette originalité qui me séduisent d’emblée. J’ai vraiment apprécié le fait que l’auteur laisse une part de mystère dans les dernières pages pour que le lecteur puisse se faire ses propres conclusions sur le devenir des protagonistes. Après avoir refermé le livre, je me suis sentie l’âme contemplative et encore captive de toute cette magie. Un joli coup de cœur !

 

La couverture évoque merveilleusement l’atmosphère nuancée (entre peur et espérance) et onirique qui se dégage de ce récit. A la fois roman fantastique, quête initiatrice et recherche identitaire, le lecteur va de découverte en révélation sur les traces d’un sombre secret de famille. L’arbre généalogique glissé dans le livre est d’une aide précieuse pour se retrouver dans ce foisonnement de personnages.

 

Si vous aimez la Bretagne et ses légendes, le monde mystérieux des rêves et les énigmes, alors ce livre est fait pour vous. Des défauts ? Heu… je n’y ai pas fait attention tant l’histoire m’a plu.

 

Ma note :

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13 mai 2007 7 13 /05 /mai /2007 14:29
Lu le 22 avril 2007


Un peu de suspense cette fois-ci sur près de 320 pages au livre de poche. Je voulais lire un autre livre de Serge Brussolo, après "Hurlemort" - très différent d'ailleurs - et le résumé de celui-ci m'a bien emballé. Si vous connaissez d'autres histoires de ce genre (amnésie, cavale, course poursuite, recherche de son passé...), je suis toute ouïe !!!



Présentation de l'éditeur


Extrait 
: « Certaines personnes ont un trou de mémoire… un trou dans leur emploi du temps… elle, elle avait tout cela à la fois puisqu’elle avait un trou dans la tête.

Un beau trou, du diamètre d’un pièce de cinq cents. Çà ne paraît pas beaucoup une pièce de cinq cents, mais il est des circonstances où l’on découvre que c’est énorme. Un gouffre. Un abîme. »

 

Mon avis : Jane Doe, c’est le nom qu’on lui donne depuis qu’elle a été retrouvée gisante, une balle reçue en pleine tête, 6 mois auparavant au pied des collines d’Hollywood. Amnésique, Jane ne veut pas savoir qui elle était dans son passé. Elle veut refaire sa vie tout simplement, repartir de zéro. Mais comment y arriver, quand un inconnu essaye de vous éliminer et que des instincts d’une vie passée ressurgissent ? Qui est « la fille de la nuit » qui la visite dans ses rêves ? Dans le doute, le Docteur Crook emploie Sarah, garde du corps, pour la surveiller et la protéger. L’ambiguïté de Jane nous joue des tours ; qui est-elle vraiment ? Dit-elle la vérité ou exprime-t-elle ses propres fantasmes ?

 

L’auteur nous ballade avec talent entre moult rebondissements, hypothèses et autres surprises. Voilà un thriller au suspense prenant. Serge Brussolo est passé maître dans l’art de manipuler le lecteur au fil des pages. La construction du récit est fascinante. Alors que l’on croît avancer dans la bonne direction, on s’aperçoit que l’on a tout faux et qu’il faut chercher ailleurs. Bien que le début ait manqué d’action à mon goût, j’ai été par la suite happée par l’histoire. Il faut absolument découvrir cet auteur très prolifique qui m’a épaté encore une fois. Vous avez le choix car c’est un touche à tout : Thriller, fantastique, SF, roman historique… et de plus, ses livres sont sortis en poche.

 

Ma note undefined

: Elle a survécu par miracle à une balle dans la tête. Dans l'hôpital de Los Angeles où elle se rétablit, on l'appelle désormais Jane Doe. Mais plus personne ne pourra dire qui elle était avant...
Peut-être une tueuse, une créature de l'ombre, froidement programmée pour le crime. C'est ce que lui font penser d'étranges réflexes d'autodéfense, des rêves nocturnes où se déroulent d'implacables scénarios de meurtres. A moins que ce ne soit sa blessure qui ait libéré en elle cette nouvelle personnalité ?
Une seule certitude : on veut toujours sa mort.
Une fois encore, avec une imagination confondante, l'auteur de Sourire noir et du Chien de minuit (Prix du roman d'aventures 1994) nous entraîne dans un labyrinthe d'angoisses. Des angoisses qui sont celles de l'Amérique moderne, mais secrètement, aussi, celles de chacun d'entre nous...
 Le Livre de poche - 320 pages
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Ma Lecture du moment . . .


"Le Trône de Fer"
George R.R. Martin

 

DarkFantasy
J'ai lu - Intégrale II

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Mes Notes de lecture...

  Coup de coeur 

 
Chef d'oeuvre
 Excellent
 Bon (mais...)
 Passable
 A éviter

Mes Coups de coeur 2009

Les Chants de la Walkyrie 


Orgueil et préjugés : Edition spéciale
 
Les âmes brûlées