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Le Blog Littéraire

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" La liseuse " de Fragonard

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Avertissement au lecteur qui se risque en ces lieux !
Bienvenue sur mon blog entièrement dédié à l'une de mes passions, les livres. C’est une façon pour moi de garder une trace de mes lectures mais aussi de les partager avec d’autres passionnés et d’échanger des impressions et avis que je souhaite constructifs. 
Bien sûr, mes avis sont personnels et n'engagent que moi.
Bonne balade chez Laetitia la liseuse.

1 septembre 2009 2 01 /09 /septembre /2009 15:42

Editions Mnémos - Anthologie - Mai 2009 - 310 pages
 
Présentation de l'éditeur
: « Je suis un guerrier. Capitaine d’une unité d’élite. Nombre diraient un assassin, un boucher, ou un fou, mais ces mots n’ont pas de sens pour moi. Le bien, le mal… Tout cela n’est que balivernes. Si vous me demandez mon avis, je vous dirais bien volontiers que la réalité d’un champ de bataille est tout autre, que ce n’est qu’affaire de point de vue : seules comptent la victoire ou la défaite. »
 

Fruit de l’union des éditions Mnémos et du festival des Imaginales 2009, l’anthologie Rois et capitaines, dirigée par Stéphanie Nicot, rassemble 12 nouvelles écrites par les grands noms de la fantasy française ou en devenir. L’anthologiste présente dans une préface passionnée la diversité de ces nouvelles pleines de bruit et de fureur. Bien souvent violentes, des fois ironiques ou romantiques, ces histoires racontent aussi la bravoure, la loyauté et la rage de vaincre dont font preuve les capitaines pour servir au mieux leurs rois. Mais quelques fois, il y a des surprises à la clé, telles les trahisons et les désillusions. Le premier texte, Montefellone, est tout à fait remarquable par la richesse de son style et de son univers. Le lecteur se retrouve au côté du duc Isembard d’Arches assiégeant la ville rebelle de Montefellone. Les retournements de situations s’y enchaînent presque autant que les tirs de mangonneau.

 
Trahison et loyauté sont les fils rouges qui mènent à la seconde nouvelle, La damoiselle et le roitelet dont le héros et capitaine n’est autre qu’une femme de caractère sous le règne de Charles VII. Ce qui n’est pas sans rappeler une figure historique et un certain goût de déjà-vu. Dans la main de l’orage, c’est une nouvelle fois une héroïne qui, par amour troque sa condition de femme pour devenir guerrière. Une intrigue aux belles influences celtiques mais ternie par une fin brutale. Sacre est placé sous le signe de l’humour avec l’étonnant capitaine Jones chargé de protéger le petit roi, future Saint Louis. Le dénouement inattendu donnera à plus d’un lecteur l’envie de revenir sur ces pas. Puis ce dernier embarquera sur les mers dans L’impassible armada à la poursuite de pirates. Brillament écrite, la nouvelle démontre que l’impossible est possible quand la vie est menacée. Un peu de légèreté - mais beaucoup de longueurs - avec Le prince des pucelles dont le héros recueille moult vierges à secourir. Mais ce ne sera pas sans mal. La reine sans nom est un court récit aux accents orientaux et d’une grande beauté onirique. Merveilleux ! Sombre est aussi Serpent-Bélier qui abordent les invasions barbares, les mythes celtes, la religion et explore avec aisance le côté le plus obscur de l’âme humaine.

 
Le thème de la renaissance est Au cœur de l’Araan. Un récit original qui navigue sur une mer de sable. Au plus élevé trône du monde revisite à coup de références historiques la France de Louis XIV menacée par les complots d’un monarque régnant sur la Lune. D’Artagnan a fort à faire dans ce savoureux récit. Ultime combat d’un grand guerrier, Le crépuscule de l’Ours évoque les derniers instants d’un ancien mercenaire face à son adversaire et dont le passé ressurgit sous forme de flash-back. Classique mais efficace. Enfin, Rois et capitaines se referme sur un récit halluciné et fort bien écrit, qui met à rude épreuve son lecteur. De songes fiévreux en rêves labyrinthiques, le héros de L’orage comme le lecteur en ressortiront troublés. Voilà une anthologie de qualité, épique et chevronnée comme il se doit !

 
- Jean-Philippe Jaworski, Montefellòne
- Rachel Tanner, La Demoiselle et le Roitelet
- Claire Belmas & Robert Belmas,
Dans la main de l’orage 
-
Maïa Mazaurette, Sacre
Lionel Davoust, L’impassible armada
Catherine Dufour, Le prince aux pucelles
Thomas Day, La Reine sans nom
Armand Cabasson, Serpent-Bélier
Pierre Bordage, Dans le cœur de l’Aaran
Johan Heliot, Au plus élevé trône du monde
Julien d’Hem, Le Crépuscule de l’Ours
Laurent Kloetzer, L’Orage

 
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29 août 2009 6 29 /08 /août /2009 00:45

Editions Intervista - SF - Novembre 2008 - 334 pages
 
Présentation de l'éditeur
: Début du XXIIe siècle. Tandis que l'Europe s'enfonce dans le chaos, le continent africain connaît une ère de prospérité. Principale fierté de l'Afrikwana : les Magic Eden, somptueux parcs naturels, où s'ébattent lions, éléphants et autres grands fauves, devenus doux comme des agneaux grâce à l'ingénierie génétique.
 
Jef, un jeune réfugié européen, travaille dans un de ces parcs de rêve, au pied du Kilimandjaro. Mais le rêve tourne au cauchemar, car les animaux attaquent soudainement les touristes. Avec l'aide de Massaïs insoumis, Jef découvre que la vie sauvage est en train de reprendre ses droits et a déclaré la guerre à l'homme.
 


Imaginez-vous quelques instants au siècle prochain !
Les bouleversements climatiques ont changé de manière irréversible le visage de notre planète. Les richesses ont changé de bord. L’Europe s’enlise dans la misère et vomit chaque jour des flots de réfugiés climatiques vers le nouvel eldorado qu’est devenue l’Afrique. Continent prospère grâce au développement de l’énergie solaire, du tourisme, des nouvelles technologies et des manipulations génétiques. L’Afrikwana érige des murs pour arrêter le flux de réfugiés venus du nord. Commence alors pour ces derniers une longue marche dont peu sortiront vivants. Ou bien finiront-ils tout au plus prisonniers comme le jeune Jef Cody, héros du roman. Désormais, Il sera un OD, un ouvrier disciplinaire du parc naturel Kilimandjaro Magic Eden, fierté des gouvernants et paradis pour touristes où s’ébat en liberté une faune génétiquement modifiée. Mais la nature ne s’apprivoise pas si docilement.

  
Jef en sera le témoin actif, entouré des gentils tels l’OD Shaka, le vieux massaï Naphtal ou encore la petite-fille de ce dernier, la jolie Soïla. N’oublions pas les méchants qui ont une place de choix comme le redoutable Drake Fox chargé de traquer les garous, sa fille, la blonde et vénimeuse Astrid. La palme de la cruauté revenant au gardien-chef Lémiso. Loïc Le Borgne a créé un jeune héros de 17 ans fait de force et de faille, aux prises entre deux camps se livrant bataille. Il évoque dans moult péripéties, le statut des immigrés clandestins : les galères, le racisme, les brimades quotidiennes, donnant ainsi une dimension initiatique, adoucie par la naissance d’une belle histoire d’amour. Bien que la thématique écologique n’ait plus rien de novateur, Le sang des lions vibre de cet appel à la vie, à la nature et à la liberté, toutes trois si fragiles. Il ne tient qu’à l’homme de les respecter, voilà le message de ce roman d’anticipation destiné aux 15/20 ans, bien mené et écrit avec soin. A mettre entre toutes les mains !

 
Lisant très peu de roman jeunesse parceque je m'y ennuie souvent, j'ai été agréablement surprise par Le sang des lions découvert chez SBM. Les thèmes traités y sont nombreux, plutôt bien développés et donnent à réfléchir !

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Laetitia la liseuse - dans Genre SF-Fantasy
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26 août 2009 3 26 /08 /août /2009 13:12

Editions Julliard - Mai 2009 - 144 pages undefined
 
Présentation de l'éditeur : Nul n’est à l’abri de l’abominable. Nous sommes tous capables du pire ! Le 16 août 1870, Alain de Monéys, jeune périgourdin, sort du domicile de ses parents pour se rendre à la foire de Hautefaye, le village voisin. C’est un jeune homme plaisant, aimable et intelligent. Il compte acheter une génisse pour une voisine indigente et trouver un couvreur pour réparer le toit de la grange d’un voisin sans ressources. Il veut également profiter de l’occasion pour promouvoir son projet d’assainissement des marais de la région. Il arrive à quatorze heures à l’entrée de la foire. Deux heures plus tard, la foule devenue folle l’aura lynché, torturé, brûlé vif et même mangé. Comment une telle horreur est-elle possible ? ...
 

Jean Teulé reconstitue dans Mangez-le si vous voulez l’un des plus sordides faits divers français du XIXè siècle. Une simple journée d’été de 1870, placée sous le signe de l’entraide et qui pourtant va basculer dans l’horreur absolue. Les faits s’enchaînent ce jour-là si brusquement, que cette virée à la foire de Hautefaye se transforme en chemin de croix pour Alain de Monèys, jeune homme pourtant si avenant. La chaleur de ce mois d’août est accablante pour les corps comme pour les esprits. La sècheresse fait des ravages. La guerre contre la Prusse achève de plomber l’ambiance et de miner le peuple. Et c’est un malheureux malentendu qui va enflammer tout un village. La foule, devenue hystérique, abat toute sa frustration sur le pauvre de Monèys. Pas de pitié pour le lecteur qui devient malgré lui le spectateur impuissant de cet acte d’une sauvagerie extrême. Comment pareille barbarie est-elle possible, se demande-t-il ? Pas de réelle réponse mais seulement une longue réflexion à venir.

  
Jean Teulé débute chaque chapitre par le plan du village afin de mieux situer l’action ou le calvaire, c’est selon. Il ne se prive d’aucuns détails pour montrer toute l’horreur des faits - à un point tel que la nausée n’est jamais bien loin -. Bien sûr, l’auteur tente de dédramatiser la situation en plaçant quelques conversations assez délirantes comme il sait si bien le faire (Voir Le Montespan). Alors oui, c’est un roman bien écrit, bien rythmé donc difficile à lâcher. Jean Teulé est redoutable dans ses descriptions, dans sa volonté d’atteindre le lecteur. Mais n’aurait-il pas pu profiter de ce terrible fait divers se déroulant dans une période de guerre pour évoquer plus en avant l’histoire de France et de ses ruraux ? Malgré cette petite déception, v
oilà un court roman qui en dit long sur la nature humaine.
 
Retrouvez d'autres avis chez
Blog-o-book que je remercie pour l'envoi de ce livre.

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23 août 2009 7 23 /08 /août /2009 17:18

Pendant que certaines prennent de grandes résolutions du genre "Objectif PAL" , moi je reprend en main ma rubrique "Les sorties du mois" que j'avais délaissé. Alors que nous réserve la rentrée littéraire ? 659 nouveautés soit moins que l'an passé ! 
 
Hier, j'ai passé la journée à Marseille avec Marajade. Nous avons fait la tournée des librairies et nous avons été impressionnées par l'énorme tirage du nouveau Carlos Ruiz Zafon, Le jeu de l'ange. Eclipsés du devant de la scène les Musso, Nothomb, Lévy et compagnie ! Enfin presque...
 
Voilà ma sélèction (des gros tirages aux plus discrets), et vous quelles sont vos attentes :


10/18

L’affaire de Road Hill House - Kate Summerscale (Roman étranger) 17/09

 
J’ai lu   

Vint un chevalier - Jude Deveraux (Romance) 02/09
 

Le livre de poche (Jeunesse)
Le drôle de noël de Scrooge - Charles Dickens (Classique)  16/09

 

Points
Ailleurs - Julia Leigh (Roman étranger) 

 

Milady 
Les mémoires de Zeus - Maurice Druon (Fantasy)  04/09

 
Folio 2 €

De Grey, Histoire romantique - Henry James (Classique)  03/09


Albin Michel
La forêt des Mânes - Jean-Christophe Grangé (Thriller) 03/09

 
L'Atalante

Soeur des cygnes - Juliette Marillier (Fantasy) 25/09
 

Grasset
La légende de nos pères - Sorj Chalandon (Roman français) 26/08 
 

 
Michel Lafon
Dracula l'immortel - Dacre Stoker (Roman étranger)

 
Mnémos
La sagesse des morts - Rodolfo Martinez (Roman étranger) 15/09

 
Le Petit Caveau
De notre sang - Adeline Debreuve-Theresette (Fantastique) 15/09


Les éditions du Polar

Ligne de sang - Gilles Caillot (Thriller) 20/09 


Le Pré aux Clercs 
L’Agenda Merveilleux - Edouard Brasey (Agenda) 10/09


Mille Saisons
La vampire - Paul Féval (Fantastique) 10/09  Ajout du 29/08

Presses de la cité
La lignée - Guillermo Del Toro (Fantastique) 17/09

Une odeur de souffre - Diane Gabaldon (Roman étranger) 17/09

La sorcière de Locronan - Nathalie De Broc (Terres de France) /09


 Emmanuel Proust 
Elizabeth Bathory - Pascal Croci (BD)  03/09 

 

Daniel Maghen
Apocalypse II - Loïc Malnati (BDReportée au 1er trimestre 2010

 

Delcourt 
Neandertal II - Emmanuel Roudier (BD) 23/09

  
Soleil Productions
Malgré nous - Thierry Gloris (BD)  23/09
Princesse Sara - Alwett (BD)  23/09
L'évangile selon Satan - Maurel (BD)  23/09

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20 août 2009 4 20 /08 /août /2009 15:35

Il y a peu, Happyfew et Chiffonnette lançaient les harlequinades 2009. Elles nous offraient ainsi l’opportunité de réaliser une étude approfondie des mœurs de notre société passée ou actuelle en choisissant le roman harlequin de notre choix. Sachez qu'il existe dans le  roman d'amour,  pléthore de sous-genres.
 
Depuis les billets doux pleuvent ! J’ai bien ri en lisant les chroniques de lectrices rouges de confusion en passant à la caisse, tentant vainement de cacher LA fameuse couverture qui en dit long sur l'intrigue.
 
Pour ma part, j’ai pioché dans ma bibliothèque, un livre volé à ma mère et dévoré en cachette il y a une dizaine d’années. J’étais curieuse de savoir si mon regard - de l’ado à l’adulte - allait beaucoup changer.
 



 Editions France Loisirs - 1988 - Romance historique
 
Présentation de l'éditeur : Entre Christopher Seton et Erienne Fleming, la rencontre fut brève, passionnée, inoubliable... Et pourtant Erienne doit oublier : demain, son père, le maire de Mawbry, la met aux enchères. Oui, le plus offrant sera son mari. M. Fleming a des dettes de jeu à honorer et dans l'Angleterre du XVIIIe siècle pareille pratique est admise... C'est Lord Saxton qui l'emporte. On le croyait mort et le voici qui réapparaît, corps difforme, visage masqué de cuir. Erienne ne peut que se soumettre. Malgré sa répulsion, elle est bientôt touchée par la tendresse délicate de ce mari inconnu puis, dans l'ombre de l'alcôve, plus intimement troublée. D'étranges souvenirs assaillent son corps et son cœur... Quel est donc le secret de Lord Saxton ?
 

Ecrit en 1982, cette relecture de la belle et la bête n’a pas trop pris de rides au final.  Comme dans une grande majorité des romances historiques, notre héroïne est on ne peut plus indépendante, fière, n’hésitant pas à donner son avis là où on ne l’attend pas, faisant des choix qui souvent agacent ces messieurs. Bref, une femme en avance sur son temps, ce qui en cette fin de siècle des lumières n’est pas de bon goût. Erienne est la victime toute désignée de son père qui, pour se hisser dans la haute société britannique, est prêt à tous les sacrifices. Comprenez bien que criblé de dettes, Avery Fleming peut bien vendre aux enchères la chair de sa chair, allons donc ! Et tant pis, si l’acquéreur est vieux, hideux et sans retenue pourvu qu’il ait une bourse bien garnie. Un vrai défilé de mode ! Poor Erienne.
 
Le plus offrant n’est autre que Lord Stuart Saxton, un homme masqué de retour d’entre les morts. Erienne doit accepter son sort mais surtout oublier Christopher Seton pour qui elle entretient des sentiments troubles. Mais ce dernier est un homme de ressources. Elle sera sienne. Tous les coups sont permis. N’en déplaise au papounet. Cette romance débute d’ailleurs par un malentendu qui place l’intrigue sous le signe des joutes verbales, quiproquos et autres guéguerres entre protagonistes. C’est assez cocasse et bourré de clichés mais le procédé fonctionne très bien. On frissonne de concert et de plaisir avec Erienne quand celle-ci pose ses yeux d’un feu couleur d’améthyste sur l’arrogant mais diablement séduisant Christopher Seton - toujours au bon endroit et au bon moment quand il est question de sa belle -, et on frissonne de peur en croisant l’inquiétante silhouette de Lord Saxton, traînant derrière lui bien des secrets appelant à la vengeance.
 

Alors oui, Une rose en hiver manque quelque peu de suspense du fait d’une intrigue plus que prévisible. La trame, toute classique, reprend encore une fois le schéma de la pauvre demoiselle vendue contre des pièces sonnantes et trébuchantes. Christopher comme Lord Saxton noient leur dulcinée sous une avalanche de "comme t'y est belle" jusqu'à l'overdose. Si on le sais pas, on le saura jamais !  Côté galipettes, une chose est sûre, Kathleen E. Woodiwiss n’aime pas s’attarder sur les scènes d’amour qui sont très brèves mais toutefois explicites. La scène du carrosse le prouve ! Chaud devant. 
 
Hormis ces quelques points malheureux, ce récit offre une palette de personnages intéressants de par leur évolution et les liens qu’ils nouent entre eux. Le trio amoureux que forme Erienne/Christopher/Stuart est assez complexe puisque naît sur une succession de préjugés. Le frère d’Erienne ne peut qu’émouvoir par son parcours autant physique que psychologique. Il est l’image même du vilain petit canard. Autre point intéressant, bien que secondaires, les faits historiques sont abordés tout comme les préoccupations quotidiennes du XVIIIème siècle. Le masque est tombé, il est vrai, assez tard mais cela a pu permettre de nombreuses et séduisantes péripéties jusqu’au dénouement final. Pour conclure, voilà une romance à l’écriture fine et au rythme haletant. Bonne pioche !


Conclusion, ais-je envie de poursuivre l’aventure harlequinesque ? Pas tant que ça !

Je m’aperçois qu’adolescente, j’étais très friande de ce type de lecture. Je piquais les Danièle Steel et les romances historiques à ma mère. Peut-être qu’il existe des passages dans notre vie qui nous incitent plus à les lire. Des sortes d’étapes initiatiques ou existentielles. Qu’en dites-vous ?

 
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17 août 2009 1 17 /08 /août /2009 11:39

Psychiatre et écrivain, Armand Cabasson est l’auteur d’une série de romans policiers historiques chez 10/18, de plusieurs recueils de nouvelles fantastiques Loin à l’intérieur, Le poisson bleu nuit et Par l’épée et le sabre, d’un recueil de nouvelles noires Noir Américain et plus récemment d’un roman fantasy présenté dernièrement.
 
Et c’est suite à cette lecture  que j’ai eu envie d'en savoir plus sur la naissance  de La dame des MacEnnen en posant quelques questions à l’auteur qui y a répondu avec une grande gentillesse.



1. Comment êtes-vous devenu écrivain ? Votre expérience de psychiatre doit être un sérieux avantage dans la construction de vos personnages entre autre.
 
J’ai toujours eu la passion d’écrire. Au début, j’écrivais des histoires, des intrigues et des projets de romans, mais sans envisager sérieusement de les envoyer à des éditeurs… Puis peu à peu est apparu le désir que certains textes soient menés à terme, pour être édités et lus…
C’est vrai que la psychiatrie nourrit beaucoup mon écriture. Je me passionne pour la psychologie des personnages, je me plonge dans les mystères de l’esprit humain (en cela, l’écriture et la psychiatrie fusionnent…), je me régale avec les mots (ici aussi on retrouve un point commun-clé entre écriture et psychiatrie : une attention extrême portée aux mots)…

 
2. Vous écrivez aussi bien des romans policiers historiques que de courts récits fantastiques ou empruntant à la fantasy. Qu'est ce qui vous amène à ces choix d'écriture ? Est-il aisé de passer d'un registre à l'autre, de la nouvelle au roman ?

 
Un jour que je discutais de cette question avec une amie psychanalyste, celle-ci m’a dit : « C’est ça qui vient. » Quelle magnifique réponse ! Quand une histoire commence à s’imposer à moi, avec sa logique, ses thèmes, ses idées, ses personnages, alors je l’écris. Et tant pis si je voulais écrire un roman contemporain et que c’est une nouvelle médiévale qui vient…

 
3. Avec votre dernier roman paru en novembre 2008, vous unissez brillament fantasy et récit historique. Comment est né La dame des MacEnnen ?

 
Merci pour ce compliment. Ce roman est né d’une convergence de passions et de thèmes. En tout premier lieu, je voulais écrire un roman qui serait raconté par un personnage portant un regard « décalé » sur le monde, mais ce regard inhabituel serait, en même temps, porteur d’une certaine vérité… Je voulais également imaginer un personnage féminin fort, charismatique, écrire une Romance sans tomber dans le mièvre, évoquer l’Écosse et l’Angleterre (j’ai du sang français, anglais, écossais et hollandais, et mes yeux brillent encore de mes multiples voyages en Grande Bretagne), écrire un roman épique… Je tenais aussi énormément à « jouer » avec les mots, à chercher un style qui serait travaillé sans y perdre en fluidité… Il faut préciser que j’adore les mots…

 
4. Pourquoi avez-vous choisi la Guerre des Roses comme cadre de cette histoire ? Vous avez d’ailleurs eu la bonne idée d’écrire une note explicative en fin d’ouvrage afin d’éclairer le lecteur sur cette période.

 
« C’est ça qui est venu »… J’adore le Moyen-Âge auquel j’ai consacré de nombreuses nouvelles (« La Dame des Mac Ennen » est mon premier roman médiéval). La Guerre des Roses a concerné l’Angleterre, l’Écosse et la France (qui se tenait dans l’ombre, tentant de manipuler la situation avec plus ou moins de bonheur), or ces trois pays et leurs cultures me passionnent. Dans ce roman, la Guerre des Roses apparaît comme un Opéra Baroque et Sanglant où s’embrasent les passions humaines…


5. Le surnaturel est très présent dans La dame des MacEnnen, notamment à travers votre héroïne, Enneline, ancienne archange puis devenue Dame du Lac. Elle semble déchirée entre deux mondes que tout oppose, entre religion et magie, entre son identité originelle et son nouveau statut de fée, « amoureuse » d’un mortel. Comment l’idée de ce personnage complexe vous est-elle venue ?

 
Oui, le mot « identité » est l’un des thèmes-clés. Ce roman est aussi l’histoire d’une quête identitaire. Il m’est impossible de clarifier la façon dont l’idée de ce personnage m’est venue. J’ai passé beaucoup de temps (deux ans) à laisser venir les idées, les associations à ce sujet, à imaginer ce personnage se comporter, à entendre sa voix, à voir ce qu’il voyait… Je déteste les personnages « simples » et « transparents ».

 

6. Etes-vous un lecteur des genres de l’imaginaire ? Quel est votre meilleur souvenir de lecture ?

 
Oui, j’adore l’Imaginaire ! Mais mes lectures sont très diverses, je lis aussi beaucoup de romans, nouvelles et poésies qui ne relèvent pas de l’Imaginaire.

Parmi mes meilleurs souvenirs en Imaginaire (au sens large du terme), en vrac : Clive Barker, la Fantasy Urbaine avec l’anthologie Traverses (aux Editions de L’Oxymore), Le Seigneur des Anneaux, Tanith Lee, La Sève et le Givre de Léa Silhol, Mélanie Fazi, la nouvelle Montefellone de Jean-Philippe Jaworski, Storm Constantine, Dune de Frank Herbert, Lovecraft, Stephen King, Le Maître et Marguerite de Mikhaïl Boulgakov, Edgar Allan Poe…


7. Dernière question, avez-vous de nouveaux projets d’écriture à venir ? Un recueil, un roman ?
 

Oui, bien sûr, plusieurs projets ! Mais, désolé, c’est top secret.


Liste des écrivains interviewés :
 
- Jean-Pierre Paumier (Les pîtres selon Luc)
- Jean-Michel Thibaux (L'or du forgeron)

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10 août 2009 1 10 /08 /août /2009 11:51

Editions Glyphes - Fantasy médiévale - Novembre 2008 - 144 pages
 
Présentation de l'éditeur : 1461. La Guerre des Roses dévaste l'Angleterre et menace l'Ecosse. Ingram, le nouveau seigneur du clan MacEnnen, rencontre Enneline, archange devenue fée sur Terre. Leurs destins basculent, et l'ordre établi, qui devait guider les générations à venir, s'en trouve bouleversé. Batailles spectaculaires, complots, secousses de l'Histoire, le monde va tournoyer autour de ce couple interdit. Préparez-vous à une immersion vertigineuse dans l'Ecosse médiévale, jusqu'à ouïr le chant des cornemuses et le fracas des épées.



Quelques lignes : "Ainsi, je chantai comment Angus MacEnnen entraîna ses guerriers presque nus dans les champs de chardons pour y tailler en pièces les furieux Hommes du Nord, que le reste du monde considérait comme invincibles. Avec exaltation, je contai de quelle manière il avait lui- même terrassé un ulfhednar, un guerrier-loup en proie à une transe meurtrière. Quand mon chant se tut, je le pleurai toute la nuit."
 
Dans La dame des MacEnnen, Armand Cabasson revisite avec une verve bien à lui le mythe de la Dame du Lac. Tout commence par une chute vertigineuse. Celle de ces anges qui ont osé défier Dieu. Lucifer en fer de lance de la révolte. Mais c’est la destinée de l’archange Enniele qui sera au centre de l’intrigue. Exilée au fond d’un loch sur Terre pour sa neutralité, privée de ses ailes, elle va devenir Enneline la Dame du Lac au fil des siècles. Protectrice du clan MacEnnen depuis des générations, celle qui prophétise la mort des chefs en chantant leurs hauts faits telle une banshee, va se laisser aller aux flammes de la passion pour l’un d’eux. Le seigneur Ingram. Un amour interdit qui sera mis à rude épreuve lors de la Guerre des Deux-Roses.
 

Féru d’Histoire, l’auteur campe son intrigue en pleine guerre civile. Pour le trône d’Angleterre, la maison d’York et celle de Lancastre se déchirent. Rose blanche contre rose rouge. C’est dans cette période sanglante que naît ce roman à la croisée des mythes et d’une religion unique. Les batailles sont évoquées avec force détails, mettant en exergue les 5 sens du lecteur. Mais ce qui captive avant tout, ce n’est pas tant l’issue d’une guerre mais celle d’un amour anathème. Ingram et Ennièle luttant envers et contre tous pour préserver leur relation. Mais peut-on combattre le destin ? Armand Cabasson a imaginé une héroïne altière par sa nature et pourtant si touchante au contact des hommes. Le conflit intérieur qui l’anime depuis son exil la poussera-t-elle enfin à agir pour sauver celui qu’elle aime ?
 

Et pour finir de mieux comprendre cette époque, Armand Cabasson, dans une note explicative, retrace les événements forts de la Guerre des Roses, ses batailles, ses personnages historiques. Ce premier roman de fantasy médiévale est peut-être - trop - court mais il n’en demeure pas moins remarquable. Un récit transpercé de part en part par un puissant souffle épique !
 

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Laetitia la liseuse - dans Genre SF-Fantasy
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7 août 2009 5 07 /08 /août /2009 12:24

La saison se prête idéalement aux recueils de nouvelles et autres anthologies. L'été, on grignote plus que l'on dévore d'une seule traite un bouquin comme on le ferait les longs jours d'hiver. Enfin, c'est ma vision des choses. Une nouvelle par-ci, une autre par-là à picorer entre deux sorties. C'est un billet que je voulais écrire depuis un moment déjà. Ma bibliothèque recèle de petits trésors que je voulais rassembler ici. Le genre fantastique y prédomine avec une touche de fantasy et enfin les classiques d'un autre temps. Si vous souhaitez à votre tour vous plonger dans ce genre de lecture, voici une liste classée par ordre de préférence :

Loin à l'intérieur - Armand Cabasson

Le poisson bleu nuit - Armand Cabasson

Traverses - Léa Silhol

La tisseuse - Léa Silhol

Conversations avec la mort - Léa Silhol

La dimension fantastique - Barbara Sadoul

La compagnie des loups - Angela Carter

La solitude du vampire - Barbara Sadoul

Noir Américain - Armand Cabasson

Les loges funèbres - Amélith Deslandes

Le livre de Noël - Selma Lagerlöf

Prélude de Pan - Jean Giono

Des choses fragiles - Neil Gaiman

La peur qui rôde et autres nouvelles - H.P. Lovecraft

La chute de la maison Usher et autres nouvelles - Edgar Allan Poe

Et pour vous montrez à quel point, je suis une LCA chevronnée , je vous laisse en compagnie de ma PAL spéciale "recueils et anthos". Si vous pouviez un peu m'aiguiller sur le titre à lire d'urgence parceque là, j'ai un peu de mal à me décider. Trop de jolies choses !

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4 août 2009 2 04 /08 /août /2009 18:49

Noir américainEds Thierry Magnier - Recueil de nouvelles - Octobre 2008 - 176 p.
 
Présentation de l'éditeur :
Quand le rêve américain tourne au cauchemar, c’est tout le monde moderne qui vacille. En dix nouvelles à suspense, passant du pur thriller au polar psychologique, ce recueil coup de poing trace un portrait au vitriol d’une Amérique qui part en roues libres. Tueurs à la recherche de la rédemption, policiers en déroute, enfants victimes ou bourreaux, Monsieur tout le monde en quête du sens de la vie dans la violence… Noir américain est, comme son titre l’indique, un recueil de récits noirs, très noirs, qui feront date en littérature policière pour la jeunesse.
 
 
Le sommaire :
 
1. Jenny et Grapp le monstre
2. La chute du monde moderne
3. Faire boire le désert
4. Voix nocturnes
5. L'exquise beauté des cafards
6. J'aurais voulu être du FBI
7. Le Grand Méchant Loup
8. Le sabre de Shiloh
9. Démons et revenants
10. Loin à l'intérieur, là où moi seul peux aller
 

Ce recueil de nouvelles rassemble 10 récits plongeant au cœur de la culture américaine et de ses dérives. Ici le beau rêve américain laisse place à une violence comme on la rencontre fréquemment dans les séries télé. Psychiatre de profession, Armand Cabasson en profite pour explorer les moult travers de l’âme humaine. Comment un citoyen lambda peut-il évoluer au point de devenir violent ou de vouloir se faire justice lui-même ? Dans ces pages, le mal se rencontre à chaque coin de rue : en milieu rural comme dans les grands centres urbains. Le lecteur y croisera une galerie de personnages divers et variés, monstrueux mais fascinants.

  
Dans Jenny et Grapp le monstre, une petite fille dessine un monstre censé la protéger de quelques dangers dans le New Jersey. La chute du monde moderne évoque la vie d’un employé harcelé par son boss et qui se voit peu à peu perdre pied jusqu’au jour où un événement dramatique réveille en lui un nouvel être. Faire boire le désert n’est rien de plus qu’une expression de taulards mais quand plusieurs incidents se produisent, cette expression peut prendre une toute autre signification. Se venger, voilà le plan de Will dans Voix nocturnes. C’est au cours de ce long périple qu’une rencontre - disons virtuelle - va venir enrayer la machine. Une libération providentielle après 7 années de souffrances. Ainsi va le recueil : de la soif de vengeance, au besoin de faire du mal à autrui, en passant par le souhait d’expier ses fautes à tout prix. Bien que très condensé, Noir américain est une saisissante mosaïque de nouvelles cohérentes et éloquentes.
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31 juillet 2009 5 31 /07 /juillet /2009 12:05

Allez ! Je me lance...

 Sir Philip Burne-Jones


Le Succube

  

...

 
Laetitia la liseuse



Autres créatures vues par la Liseuse en ces lieux :

- La Gargouille
- La Dame Blanche 
-
Les lavandières de la nuit

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Ma Lecture du moment . . .


"Le Trône de Fer"
George R.R. Martin

 

DarkFantasy
J'ai lu - Intégrale II

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Mes Notes de lecture...

  Coup de coeur 

 
Chef d'oeuvre
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 Bon (mais...)
 Passable
 A éviter

Mes Coups de coeur 2009

Les Chants de la Walkyrie 


Orgueil et préjugés : Edition spéciale
 
Les âmes brûlées