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Le Blog Littéraire

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" La liseuse " de Fragonard

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Avertissement au lecteur qui se risque en ces lieux !
Bienvenue sur mon blog entièrement dédié à l'une de mes passions, les livres. C’est une façon pour moi de garder une trace de mes lectures mais aussi de les partager avec d’autres passionnés et d’échanger des impressions et avis que je souhaite constructifs. 
Bien sûr, mes avis sont personnels et n'engagent que moi.
Bonne balade chez Laetitia la liseuse.

28 juillet 2009 2 28 /07 /juillet /2009 17:25

Editions Soleil - Tome I, Carmilla - Avril 2009 - 45 pages
 
Présentation de l'éditeur
Depuis la nuit des temps, les succubes influent secrètement sur le cours de l'histoire de l'humanié. Paris sous le règne de la Terreur et de Robespierre. 8 novembre 1793, Manon Roland, une figure de la Révolution française, meurt sous le couperet de la guillotine, quelques jours après l’humaniste Olympe de Gouges. Avec elles, les espoirs des Filles de Lilith s’éteignent une fois encore dans la plus terrible injustice ! Rue du Faubourg Saint-Honoré, Camilla attend, son amant, le tyrannique et mystique Robespierre, dans ses appartements. L’une des plus redoutables machinations de notre Histoire vient de s’enclencher, selon un plan vengeur qui n’épargnera rien ni personne !
 

Titre du 1er tome de la série Succubes, Carmilla est aussi l’un des personnages phares de l’histoire. Les Filles de Lillith, descendantes des prêtresses de l’Egypte antique, mènent le monde par le bout du nez. Il faut dire que leurs plastiques pour le moins avantageuses facilitent bien souvent les choses en plus de leurs qualités d’intriguantes. Complots politico-religieux, luttes de pouvoir, trahisons… Ces créatures voluptueuses - et disons-le copieusement caricaturées - manipulent à tour de bras dans cette époque troublée du XVIIIème, en pleine tempête révolutionnaire. Instaurer le culte d’Isis en terre chrétienne, voilà un pari osé pour le scénariste Thomas Mosdi.

  
De nombreux rebondissements à dominante ésotérique ainsi que l’arrivée de multiples personnages de tout bord tendent à perdre le lecteur - un peu paumé - dans un Paris merveilleusement dessiné. Heureusement, le graphisme de Laurent Paturaud vaut largement le coup d’œil. Mis à part les plantureuses Filles de Lillith qui auraient plus leur place dans un comics, les personnages tout comme les décors sont extrêmement soignés. Le dessinateur privilégiant le détail. De plus, les couleurs apportent une ambiance sur mesure au genre ésotérique. Pas vraiment révolutionnaire, ce premier volet divertira cependant les férus du genre.
 
Merci à Babelio et aux éditions Soleil Productions !
                        

 




Les avis de Samba, Kalistina et de  If is dead.


Perso, mes souvenirs de l’histoire sont déjà plutôt confus. Mais cette BD aura tout de même réussi à réveiller mon envie d’écrire à nouveau des courts textes sur les créatures imaginaires. A suivre…

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24 juillet 2009 5 24 /07 /juillet /2009 23:39

Avant les révélations du dernier chapitre, j'étais loin de penser que je ferais de Un don, un gros coup de cœur à l’instar du mémorable roman qu'est Beloved. Chers lecteurs, ne faites pas l’erreur de passer à côté de ce petit bijoux, bref mais si intense. J’espère que ce billet saura vous convaincre de suivre, le temps d'une lecture, la longue marche de Florens.

  

Editions Christian Bourgois - Avril 2009 - 196 pages 
 
Présentation de l'éditeur : « Situé deux cents ans avant Beloved, Un don évoque, dans la même prose lyrique et verdoyante qui caractérisait son précédent roman, le monde beau, sauvage et encore anarchique qu'était l'Amérique du XVIIe siècle. Toni Morrison a redécouvert une voix pressante et poétique qui lui permet d'aller et venir avec autant de rapidité que d'aise entre les mondes de l'histoire et du mythe, entre l'ordinaire de la vie quotidienne et le royaume de la fable... Un don, le récit déchirant de la perte d'une innocence et de rêves brisés, est, dès à présent, à ranger aux côtés de Beloved, parmi les écrits les plus obsédants de Toni Morrison à ce jour. »
(Michiko Kakutani, The New York Times)
 

"N'aie pas peur. Mon récit ne peut pas te faire du mal malgré ce que j’ai fait" : Tout commence par une confession. Celle de Florens la narratrice, l’esclave. Seule, face à ses démons, elle se souvient et raconte à sa manière l’histoire de sa vie. Hantée par le terrible abandon de sa mère qui lui préfère son petit frère, cédée par un commerçant portugais en échange d’une dette envers Jacob Vaark, fermier libéral, la jeune Florens suit son nouveau maître vers le Nord, vers une nouvelle vie. Blessée, meurtrie au plus profond de son âme, la jeune fille se défend toutefois d’interpréter le message de "a minha mãe", le spectre de ses nuits, au cœur duquel se cache le secret de ce douloureux abandon. Sacrifice qui ne sera révélé qu’à la toute fin et qui donnera au roman, toute son ampleur.

  
Le temps s’écoule à la ferme Vaark. Entourée de Jacob Vaark et de son épouse Rebekka, émigrants européens épris de liberté, de Lina, l’intendante d’origine amérindienne, de Sorrow, la rêveuse - considérée comme une simple d’esprit -, Florens va découvrir l’amour, ses vertiges mais aussi ses désillusions, jusqu’au drame. Tout ce petit monde vit dans une parfaite autarcie aux accents de paradis perdu mais pour encore combien de temps ? Ce cocon familial qu’ils se sont construit malgré leurs différences peut-il survivre aux méfaits du temps ?

  
Si dans Beloved, l’auteur évoquait le récit bouleversant d’une mère visitée par le fantôme de son enfant, à qui elle a oté la vie afin de lui épargner la pire des conditions : naître esclave, dans Un don, les rôles s’inversent. L’enfant, qui est ici une jeune fille, est hantée par celle qui l’a mise au monde, en cette fin de XVIIe siècle. Période clé pour ce Nouveau-Monde, pour cette nation américaine naissante, si sauvage et qui ne fait pas encore grande différence entre esclaves noirs, blancs et indigènes. Du moins, jusqu’à ce qu’une révolte - celle de Bacon - opposant serviteurs et esclaves contre les puissants (en 1676) vienne poser les fondements de la ségrégation raciale américaine. Telle une formidable conteuse, Toni Morrison, Prix nobel de la littérature en 1993 et écrivain engagé, offre une lecture à plusieurs voix, entremêlant les pensées des divers protagonistes dans un tourbillon de sang et de larmes, d’espoir et d’amour. Douée d’une plume métaphorique, fertile et soignée, l’auteur remonte aux origines de l’esclavage et l’explique au travers d’une mosaïque d’individus venus d’ailleurs.
 

 
Pour finir, voici un portrait de Toni Morrison accompagné d'une interview trouvés dans le magazine Fémina Hebdo : Cliquez sur l'interview pour la lire puis une nouvelle fois sur la page pour agrandir.
  

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21 juillet 2009 2 21 /07 /juillet /2009 21:01

Je sais que la blogosphère est très friande de bit-lit - vous savez, cette littérature qui mord ! -, et justement, le blog du label Milady nous apprend qu’un nouveau magazine entièrement consacré à la fantasy urbaine - ou Urban fantasy in english - est dispo en kiosque depuis quelques jours.
 
Et ce n’est pas pour les beaux yeux d’Edward, qui fait la couverture, que je le lirai. Non, ce sera pour ceux de la chasseuse de vampire Anita Blake, de JCccccc et de Richaaaaard. Du calme ! Chers lecteurs,  l'heure est grave, Dark Mag propose en exclu le 1er chapitre du tome 10, Narcissus in chains écrit par Laurell K. Hamilton. Il doit d’ailleurs sortir chez Bragelonne en octobre prochain .

 
Au menu, des mets de choix qui explorent la littérature mais aussi le cinéma, les séries télé et la musique. Je vous laisse lire la carte chez MiladyAlors alléché ou pas alléché ?

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19 juillet 2009 7 19 /07 /juillet /2009 14:01

ça y est ! J'ai ma 1ère dédicace BD  Et attention ! pas n'importe laquelle. Hier à la librairie La licorne à Aix en Provence, Béatrice Tillier est venue dédicacer ses albums. Arrivée à 14 h 00, je demande le fameux ticket - le n° 19  - et heureusement j'arrive juste à temps. Il n'en restait que deux. Il faut bien compter un gros 1/4 d'heure pour chaque dédicace. Je me repointe vers 17 h 00. Le n° 14 passe à peine. Je me cale dans un coin et admire le travail de l'artiste. C'est fabuleux de voir les personnages - bêtes ou hommes - prendre forme sous nos yeux.
 
Enfin mon tour arrive. Il est presque 20 h 00. Beaucoup d'attente mais ça valait franchement la peine. Pour le 1er tome, j'ai choisi Silviat, le frère d'Aube. J'ai hésité avec le personnage d'Hugo - aux traits troublants de Christian Bale -, ce sera pour le tome II. Bon, la photo de la dédicace ne lui rend vraiment pas hommage mais je n'ai pas un APN au top du top. Par exemple, les tons plus clairs le long de son profil comme si une bougie l'éclaierait, sont moins nets sur la photo.
 
         
 
Cliquez sur la couverture de l'album Le bois des vierges pour connaître mes impressions. Une BD à ne surtout pas louper ! Le tome II est prévu pour début 2010 d'après Béatrice Tillier. Et pour terminer, je n'ai pas pu résister à deux albums : Merlin de Jean-Luc Istin, dessiné par Aleksi et Rossbach que j'attendais depuis des lustres et l'intégral de Fées et tendres automates de Téhy, dessiné par Béatrice Tillier. C'est ma PAL qui va être contente. A très vite pour les chroniques.
                        

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16 juillet 2009 4 16 /07 /juillet /2009 10:51

Puisque j'ai réussi à éveiller votre curiosité avec L'or du forgeron - le roman de l'été ? -, je vous propose de découvrir en 7 questions son auteur Jean-Michel Thibaux. A présent, je comprends pourquoi ce provençal en sait autant sur la sorcellerie (voir question 5) ou pourquoi il connaît si bien l'histoire avec un grand H (question 3).
 
Je compte déjà 7 de ses titres dans ma bibliothèque et mon petit doigt me dit qu'un 8ème va bientôt s'y glisser (voir question 7).
 
Je remercie Jean-Michel Thibaux d'avoir prie le temps de répondre à mes questions que vous trouverez ci-dessous :

 
 
 1. Vous avez un parcours très atypique, puisqu'après une longue carrière dans la Marine nationale puis au ministère de la Défense que vous quittez, vous vous consacrez pleinement à l'écriture. Comment est née cette passion qui vous a poussé à prendre la plume ?

  
Ma passion de l'écriture est tardive. Elle a été soudaine. J'ai tracé ma première ligne le 1er août 1978 à 8 heures cinq du matin. J'entamais ainsi mon roman "Les âmes brûlantes" après avoir perdu plusieurs de mes camarades au Liban et en Irak. Les guerres m'ont emmené à réfléchir sur les conflits d'antan et en composant mon roman sur la  première croisade, je n'ai fait que traduire mes peurs et mes rapports avec la mort.

  
2. Vous venez de publier dans la collection Terres de France aux éditions Les Presses de la cité, L’or du forgeron ? Comment est né l’idée de ce roman ?

  
D'abord un scoop. Les trente auteurs de Terre de France quittent la collection et les Presses de la Cité pour suivre Jeannine Balland Chez Calman-Levy. Une nouvelle collection va naître. L'or du Forgeron est né de la volonté de mes lecteurs qui me suppliaient de livrer de nouveaux secrets sur la Sainte-Baume. De plus j'avais envie de creuser plus profond dans cette terre que j'ai maintes fois explorée.

  
3. La Provence et ses traditions sont des thèmes fort courants dans vos écrits. Est-ce une façon pour vous de renouer avec vos origines varoises ? de perpétuer des valeurs qui aujourd’hui ont tendance à se perdre ? de redonner vie à des métiers disparus, je pense notamment aux glaciers ?

  
Lorsque j'enseignais (J'ai remplacé un prof de la Sorbone à l'école Supérieure des Arts et Communications pendant trois ans) l'histoire des peuples antiques (voir mon site
www.peuplesantiques.com ), je disais à mes étudiants : "Si vous voulez maîtriser votre avenir, ayez une profonde connaissance du passé et de vos racines". C'est dans ce sens là qu'il faut lire mes romans sur la  terre. Je ne voulais pas que la mémoire se perde, qu'on oublie nos pauvres ancêtres qui se sont saignés afin que nous puissions vivre.

  
4. Le village de Signes niché au pied de la Saint-Baume est un véritable personnage dans votre roman. Vous n’hésitez pas à raconter son histoire dès que l’occasion s’en présente : sa construction au XIIème siècle, la Croisade menée par les frères Geoffroy et Guigo de Signes, l’assassinat d’un évêque par les Signois en 1603… Pourquoi lui avoir donné une telle place ?

  
Signes est le village où j'ai rencontré mon épouse. C'est aussi un lieu maudit, riche en évènements. Aujourd'hui encore, des sorcières y vivent. Les haines sont tenaces et les passions exacerbées. il suffit de se rendre à la fête des bravadiers qui dure une semaine pour prendre la mesure des forces cachées, de la violence contenue dans les traditions, du poids de l'histoire. Il y a de la matière romanesque à profusion. Je vais me pencher à nouveau sur le moyen âge de ce terroir et pondre quelques centaines de pages sous le titre : La Fille du Templier. Je n'en dis pas plus.

  
5. Vos intrigues provençales convoquent à nouveau des croyances ancestrales.
La sorcellerie, les superstitions et les craintes qui en découlent sont très présentes. D’où vient cet intérêt ?

  
Cet intérêt n'est pas né de mes recherches ; il trouve sa source dans ma petite enfance. J'ai été élevé par des bergères corses qui pratiquaient la sorcellerie. Je ne suis pas un provençal de souche, mon assemblage génétique est fait d'atomes corses, champenois et prussien.

  
6. La fin de L’or du forgeron est très ouverte, cela annonce-t-il une suite ? Ou peut-être reverrons-nous certains des personnages dans de nouvelles histoires ?

  
C'est fort possible, mais avant de retrouver les personnages et l'Or des Templiers, je me dois d'écrire sur la Sainte-Victoire.

  
7. Votre prochain livre La malédiction de l’Ankou paraîtra chez Anne Carrière. Pouvez-vous nous en dire plus à ce sujet ?

  
La Malédiction de l'Ankou, (écrit avec mon ami Jean-Pierre Paumier) roman en deux parties qui seront publiées en Mars, puis Avril 2010 chez Anne Carrière est certainement le plus puissant de tous mes romans. L'Ankou, le valet de la Mort, chez les Celtes, y joue un grand rôle, d'autant plus grand que l'histoire se déroule pendant la guerre 14/18. Il y aura certes des chapîtres sur cette guerre épique, mais aussi des passages terrifiants, tendres, étranges montrant la Bretagne... Justin, héro provençal, va se retrouver dans le 74ème régiment des Bretons et être confronté à une culture et des mentalités opposées aux siennes. L'Ankou le poursuivra sur tous les champs de bataille. Roman étrange en effet : dans le tome II, apparaîtra Bérenger Saunière, le curé de Rennes-le-Château et on parlera à nouveau de trésor et du Diable.

Liste des écrivains interviewés :
 
-
Jean-Pierre Paumier (Les pîtres selon Luc)

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14 juillet 2009 2 14 /07 /juillet /2009 16:18

Dans mes notes de lectures, il est souvent question de Bretagne, de légendes, de traditions, d'histoire. J'avoue avoir un faible pour le mystère et les anciennes croyances de ce coin de France. Et pourtant, à l'opposé, en Provence où j'habite, il y a tout autant à découvrir. Je vous propose cette fois-ci un roman provençal se déroulant en 1880 à Signes, petit village au pied de la Sainte-Baume. Sorcières, chevalier du temple, paysans, artisans et nobles sont de sortie ! Si vous vous demandez dans quel genre classer ce roman, voilà la réponse éclairée de son auteur : "Mon roman est inclassable. Il se rapproche du roman historique par bien des aspects, mais il tire surtout sa force des profondeurs de la Terre. Presque de l'héroic fantasy avec les sorcières et la magie noire... Bref, mes héros pourraient apparaître dans le Seigneur des Anneaux ou Manon des Sources." A suivre dans un prochain billet, une interview que m'a accordée l'auteur

 
L'or du forgeronEditions Presses de la cité - Terres de France - Juin 2009 - 276 pages
 

Présentation de l'éditeur : En 1880, à Signes, en Provence, un jeune forgeron est au centre de toutes les passions en raison de ses origines et d'un trésor... André Métral, apprenti forgeron, reste aux yeux de tous, sauf ceux d'Amélie, la jolie épicière, un bâtard. Son père, un riche aristocrate, ne l'a jamais reconnu. Un jour, alors que les Signois assistent à une procession, les trois sorcières de Signes la Noire, interpellent André : « Toi le bâtard, il y a la croix de Saint-Jean d'Acre sur ton front. Prends garde au trésor ! Il est fait d'un or trempé de sang ! » André ne sait pas encore que l'étrange chevalier Othon, gardien du secret du trésor des Templiers, veut faire de lui son unique légataire...
 

Quelques lignes : "Le monde invisible tant redouté s’était matérialisé près de la fontaine aux Gargouilles. Bien qu’il n’entende pas prononcer le mot « sorcières », André savait que tous l’avaient sur le bout de la langue. Suivant le curé avec les autres porteurs, il se retrouva près de la fontaine. De tous les lieux de la régions connus par les ésotéristes, les exorcistes et les occultistes, ce monument classé maléfique par le Vatican était le plus célèbre."

  
Jean-Michel Thibaux revient dans L’or du forgeron révéler quelques secrets enfouis au cœur de la Provence, sa muse d’inspiration. Outre une galerie de protagonistes riches et variés, le village de Signes est un personnage à lui tout seul. Fort d’une histoire chargée de moult évènements - Guerres, assassinats, sorcellerie, résistance, coutumes séculaires etc. -, Signes est évoqué, avec une solide connaissance de la part de l’auteur, sous toutes les coutures. Une fusion parfaite entre Histoire et fiction. Une porte ouverte sur le passé que le lecteur ne peut que franchir tant l’intérêt est grand pour la vie du jeune André.
Comment un simple forgeron, bâtard de surcroît va devenir un homme d’importance malgré la haine et le mépris d’une communauté ? C’est à une quête initiatique faite d'aventures et de dangers que nous convie Jean-Michel Thibaux. Malgré un dénouement abrupt laissant présager de nouvelles péripéties templières - entre autre -, voilà une lecture idéale en cette saison qui unit habilement passé historique, forces occultes, intrigue amoureuse et quête d'identité.



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11 juillet 2009 6 11 /07 /juillet /2009 17:32

L'homme hantéEditions Interférences - Mars 2009 - 176 pages  undefined
 
 Présentation de l'éditeur :
Un soir de Noël, un savant solitaire hanté par un douloureux passé reçoit la visite d'un fantôme (son double) qui lui propose d'effacer de sa mémoire tous ses mauvais souvenirs et de lui accorder le pouvoir de faire oublier leurs souffrances à tous ceux qu'il approchera. Mais le héros ne tarde pas à se rendre compte que ce don est un cadeau empoisonné : à son contact, les gens qu'il croyait aider changent de caractère et de comportement. En perdant le souvenir de leurs souffrances, ils perdent aussi leur sensibilité et leur faculté de compassion. Seule une femme, incarnation de la bonté, parviendra à vaincre la malédiction et fera comprendre au savant la valeur de la souffrance et du chagrin.
 

Quelques lignes : "Quiconque eût vu ses joues creuses, son œil cave, brillant, et sous leurs noirs vêtements, ses formes ayant je ne sais quoi de repoussant, quoique bien prises et bien proportionnées ; ses cheveux argentés, tombant le long de son visage, semblables à des algues marines enchevêtrées comme s’il eût été, durant sa vie entière, un but solitaire exposé aux flots déchaînés du vaste océan de l’humanité ; – quiconque eût vu cet homme aurait assurément dit qu’il avait l’air d’être poursuivi par des visions."
 

Assurément, la maison d’éditions Interférences accorde une belle attention à ses livres. La couverture à rabats est un collage d’après une gravure de Gustave Doré représentant à merveille le Londres de Dickens. Un avant-propos explique l’écriture plus que douloureuse de ce court texte. "J’ai fini hier soir, en pleurant toute les larmes de mon corps, écrit Charles Dickens à son éditeur, le 1er décembre 1848. Le manuscrit de L’homme hanté, travaillé au point d’en être presque indéchiffrable, montre en effet, par endroits, comme des traces de larmes[…] Si Pickwick et Scrooge (voir Un chant de Noël) lui ont apporté la gloire, Redlaw l’homme hanté lui attire la critique : le récit est jugé « Trop métaphysique »."

 

L’homme hanté se révèle être bien plus qu’une histoire de fantôme. Dans ce roman sombre, l’auteur dresse, avec une finesse et une ironie so british, le portrait d’une société victorienne en proie à la misère et aux préoccupations quotidiennes. De plus, il donne au lecteur matière à réflexion en explorant l’inconscient et ses méandres. Oublier le passé, les mauvais souvenirs : voilà ce que souhaite le chimiste Redlaw mais n’est-ce pas plutôt un cadeau empoisonné que lui offre l’apparition ? c’est ce que nous montre Charles Dickens dans ce fascinant conte fantastique - à l’écriture pas toujours évidente - habité par une foule de personnages pittoresques.

 
Un classique tout aussi apprécié de Cécile's blog et de Deuskin de Mythologica.

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8 juillet 2009 3 08 /07 /juillet /2009 18:25

La Malédiction de l'Anneau, Tome 2 : Le Sommeil du DragonEditions Belfond - Tome II de La malédiction de l'anneau - Mai 2009

 
Présentation de l'éditeur :
« C’est le dragon le plus dangereux, le plus épouvantable que la terre de Midgard ait jamais porté. Son regard foudroie. Son haleine empeste. Son sang brûle… Si Siegfried me laisse le conduire jusqu’à lui, alors il connaîtra la peur ! » Le dragon Fafnir est le gardien jaloux du trésor et de l’anneau magique des Nibelungen, acquis jadis au prix du sang versé et dont la malédiction va bientôt entraîner le crépuscule des dieux. Siegfried, descendant du dieu suprême Odin, élevé parmi les loups, puis initié par le géant Regin à la magie chamanique des métamorphoses et au langage des animaux, va l’affronter avant de retrouver Brunehilde, la Walkyrie endormie sur son rocher environné de flammes. Mais l’anneau maudit n’a pas fini de contrarier les destinées…
 

Second volet de La malédiction de l’anneau, Le sommeil du dragon évoque l’incroyable destinée de Siegfried, fils des jumeaux Siegmund et Sieglinde tout deux descendants du dieu Odin. Après Brunehilde dans Les chants de la walkyrie, c’est au tour du dragon Fafnir de devenir le narrateur. Voué à être terrassé par le jeune Siegfried, le redoutable Fafnir, gardien de l’anneau maudit des Nibelugen, rêve l’avenir des neuf mondes. Il est fascinant de suivre la créature dans ses pensées les plus intimes. Bien loin de là, dans la forêt de Fer, son ennemi de toujours grandit auprès du géant Regin qui l’initie à l’art des métamorphoses, au langage obscur. Né pour être héros, Siegfried ne connaît ni la peur ni la défaite. Réussira-t-il à renverser la malédiction, là où ont échoué ses aïeux ? l’avenir des dieux et des hommes est désormais entre ses mains.

  
Alors que dans le tome d’introduction, les évènements se déployaient sur plusieurs générations, cette suite  se déroule seulement sur un peu plus d’une décennie. L’action menée tambours battants est à l’image de la soif d’aventure et de pouvoir de Siegfried. Malgré quelques redondances - rappel de faits quelque peu excessif -, cette saga continue de passionner. Dieux et mortels luttant contre un destin implacable. Le crépuscule des dieux est en marche.

   
Sur son blog, Edouard Brasey informe ses lecteurs que la saga se déroulera non pas sur 4 tomes mais sur 3 pour en faire une trilogie. Or, les couvertures des 4 tomes étaient déjà réalisées et c’est donc à nous, lecteurs, qu’il demande de l’aide pour choisir la dernière couverture. Je vous invite à lui porter secours dès à présent !
 

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5 juillet 2009 7 05 /07 /juillet /2009 17:46

Saint-Germain, Tome 1 : Le Comte des LumièresEditions Glénat - Tome 1, le comte des lumières - Janvier 2009 - 48 p.
 
Présentation de l'éditeur
:
Alchimie, aventure et marivaudage sur les traces du plus anticonformiste des nobles du 18e siècle ! Le babillard. Surnom argotique de la pie. Surnom également d’un monte-en-l’air spécialisé dans le vol de brillantes pierres précieuses. Derrière le masque duquel se cache un certain Maximilien de Saint-Germain, noble jouisseur et imprévisible bretteur, dont les vols ne servent qu’à servir un étrange projet aux relents de science et d’alchimie orchestré par le mystérieux Monsieur Goupil. Mandé en personne par le roi Louis XV, qui ignore tout de ses activités de voleur mais rien de ses talents d’alchimiste, Saint-Germain va être appelé au chevet du Maréchal de Saxe, victime d’un empoisonnement dont les royaux médecins ne parviennent pas à trouver l’antidote.
 

Libre penseur, séducteur impénitent, volontiers persifleur et fine lame à ses heures, voilà un héro bien plaisant à suivre dans ses aventures truculentes. Le comte de Saint-Germain évolue dans un siècle des lumières à la fois réaliste et onirique : un savant croisement historico-fantastique où l’alchimie opère dès la première page. Tel une ombre, Maximilien voltige sur les toits de Paris à la faveur de la nuit. Grâce à un breuvage de Goupil, Maître-alchimiste, le babillard ainsi nommé peut se lancer dans des acrobaties périlleuses pour accomplir ses nombreux larcins. Autre atout de ce cher comte et non des moindres, un langage toujours volubile et fleuri même dans les situations les plus extrêmes. Les répliques fusent et désarçonnent l’adversaire.
 
En plus d’être un dialoguiste hors pair, Thierry Gloris propose un scénario de qualité, bien rythmé et riche de péripéties. Dans cette France historique, le lecteur retrouve en conséquence le roi Louis XI, sa cour et moult complots inhérents à l’époque. Loin de toute cette agitation, dans un univers imaginaire, certains observent et manœuvrent dans l’ombre, autour d’un échiquier. Sur le plan graphique, Jean-François Bergeron, plus connu sous le pseudo de Djief (Le crépuscule des dieux), continue de séduire. Sa mise en couleur est idéale dans le rendu des différentes atmosphères - le mystère de la nuit, les faste de la cour, la résidence baroque des puissances supérieures -. Saint Germain, le comte des lumières est un premier tome qui a tout pour séduire le lecteur en quête d’aventures hautes en couleurs.


                                                   Source : Le blog de Djief

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30 juin 2009 2 30 /06 /juin /2009 17:35

Vous l’avez peut-être remarqué mais à force de remettre l’écriture de chroniques au lendemain - un bon mois pour être exact -, on en devient presque paresseux. Alors quand le blog-it express annonce 3 billets à venir, on se met un coup de pied au derrière afin de s’y mettre pour de bon. Et c’est comme faire du vélo. Ça ne s'oublie pas. C’est juste un peu plus long à revenir surtout quand les souvenirs d’une lecture s’estompent dangereusement. Bref une lecture sympa mais qui s’oublie un peu trop vite à mon goût.



Que savez-vous des morts ?
Editions Pocket - Policier - Mars 2009 - 288 pages
 
Présentation de l'éditeur : Il l’avait senti en la voyant courir : elle contenait tout l’enfer en elle. Et n’attendait que lui pour faire déferler sur le monde des démons oubliés… Lui-même, ancien flic, âme errante, ayant tout perdu à commencer par sa femme et ses enfants, n’espère plus rien du ciel. C’est sans émotion qu’il obéit aux ordres de Polder, avocat louche qui a été l’amant de son épouse. Les basses besognes sont son quotidien. Aussi kidnapper cette jeune fille, en plein jogging au bois de Boulogne, n’a-t-il rien d’exceptionnel. Mais les plans de Polder sont impénétrables : sitôt la demoiselle soustraite aux milieux troubles où elle évolue, la situation s’emballe. Mafia russe, guerre de Tchétchénie, passé inavouable des services de renseignements français : dans ce gigantesque bourbier, personne n’est à l’abri, pas même sa propre famille. La boîte de Pandore est ouverte, et ne pourra se refermer que dans le sang…
 
Ancien flic, le narrateur travaille depuis sa sortie de prison pour un avocat plutôt douteux, Polder. Etrange coup du sort, ce dernier qui l’a fait sortir de taule, n’est autre que l’amant de sa femme et la cause de son emprisonnement. Le boulot que lui confie l’avocat est dangereux mais que ne ferait-il pas pour se rapprocher de ses enfants dont il a perdu la garde. Sa vie bascule quand il enlève Lorraine, maîtresse d’un mafieux russe. Pourtant habitué à la violence urbaine, il n’imaginait pas qu’une autre guerre se jouait en haut lieu, menée par les services secrets, la politique ou encore la finance internationale. Une course contre la montre commence pour lui car ses enfants sont aussi menacés.

  

Entre brutalité et poésie, il est clair qu’Alain Claret a une écriture bien à lui. Une quête incessante de la beauté dans chaque description, chaque sentiment, presque jusqu’à l’obsession. Tel un fil rouge qui angoisse le narrateur, l’automne déploie sa parure sang et or au fil des pages. C’est beau ! oui… mais dans un polar, et ce de façon continue, cela devient un brin indigeste. Malgré tout, l’intrigue est bien construite et s’appuie en partie sur la mythologie romaine en faisant intervenir les furies, figures féminines persécutrices. Dans cette sombre histoire, la violence est devenue un fait banal, même pour notre héros qui en fait bien peu de cas. Un roman original de par son style mais qui peut se révéler à double tranchant !

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Ma Lecture du moment . . .


"Le Trône de Fer"
George R.R. Martin

 

DarkFantasy
J'ai lu - Intégrale II

Avis à la population...


        
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Mes Notes de lecture...

  Coup de coeur 

 
Chef d'oeuvre
 Excellent
 Bon (mais...)
 Passable
 A éviter

Mes Coups de coeur 2009

Les Chants de la Walkyrie 


Orgueil et préjugés : Edition spéciale
 
Les âmes brûlées