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Le Blog Littéraire

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" La liseuse " de Fragonard

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Avertissement au lecteur qui se risque en ces lieux !
Bienvenue sur mon blog entièrement dédié à l'une de mes passions, les livres. C’est une façon pour moi de garder une trace de mes lectures mais aussi de les partager avec d’autres passionnés et d’échanger des impressions et avis que je souhaite constructifs. 
Bien sûr, mes avis sont personnels et n'engagent que moi.
Bonne balade chez Laetitia la liseuse.

16 janvier 2010 6 16 /01 /janvier /2010 15:57

En ces temps de grands froids et de décors enneigés, Le drôle de Noël de Scrooge est la lecture idéale pour invoquer l’Esprit de Noël. Cette parution, éditée à l’occasion de la sortie de la dernière animation des Studios Disney (ambiance parfaitement rendue), est une version abrégée du roman de Charles Dickens, Un chant de Noël. Conte que les adultes savoureront peut-être plus que les enfants du fait des questions qu’ils soulèvent.


Le livre de poche - Septembre 2009 - 160 pages 

 
Il était une fois un misanthrope nommé Ebenezer Scrooge qui méprisait les fêtes, la compagnie des petites gens comme des mieux nantis. Avare de surcroît, il n’était pas homme à avoir la main sur le cœur et se complaisait dans son inébranlable égoïsme. Et ce n’est pas la mort de son associé, Jacob Marley, qui y changea quelque chose. Du moins jusqu’à cette veillée de Noël 1843 où son fantôme lui apparût pour le prévenir de la visite prochaine des trois esprits des Noëls passé, présent et futur. Commence alors pour Scrooge une longue nuit avec son cortège de souvenirs, d’émotions fortes, de vent de réflexions mais aussi de belles peurs bleues. Ces esprits arriveront-ils à le réconcilier avec la vie, à lui redonner un peu de son humanité perdue ?

 

 
arthur-rackham-copie-1.jpgConte moralisateur, fable ironique, Le drôle de Noël de Scrooge amène le lecteur vers un récit engagé comme seul Charles Dickens savait le faire. A l’instar de L’homme hanté, l’auteur renoue avec le fantastique pour dépeindre un tableau pas forcément attrayant de la société victorienne. Il dénonce les
inégalités de ce XIXème siècle. Le réveillon pauvre mais empli d’amour de la famille Cratchit comme celui du neveu d’Ebenezer, débordant de victuailles, en sont de parfaits exemples.
 
Mais Londres en décembre, c’est aussi les chanteurs des rues, les batailles de boules de neige, les cheminées qui crépitent au cœur des foyers londoniens d’où s’échappent de bonnes odeurs festives. La magie de Noël opère grâce à la fine plume de charles dickens. A lire de préférence lors des longues soirées hivernales !

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11 novembre 2009 3 11 /11 /novembre /2009 14:45
 

Vampire par excellence et assurément le plus populaire - grâce au cinéma notamment -, Dracula n’est pourtant pas la première figure vampirique de la littérature. Surfant sur la vague du roman gothique alors en plein essor en Angleterre, Bram Stoker créa une créature à la fois cruelle et raffinée à l’instar de ses prédécesseurs Lord Ruhtven (Le vampire) de John polidori et Carmilla de Sheridan Le Fanu.



Le livre de poche - Fantastique - Septembre 2009 - 604 pages
 
Présentation de l'éditeur
: Jonathan Harker, jeune notaire, est envoyé en Transylvanie pour rencontrer un client, le comte Dracula, nouveau propriétaire d’un domaine à Londres. à son arrivée, il découvre un pays mystérieux et menaçant, dont les habitants se signent au nom de Dracula. Malgré la bienveillance de son hôte, le jeune clerc ne peut qu’éprouver une angoisse grandissante. Très vite, il se rend à la terrifiante évidence : il est prisonnier d’un homme qui n’est pas un homme. Et qui partira bientôt hanter les nuits de Londres...
 
Grand classique de la littérature de vampires, best-seller de tous les temps après la Bible, Dracula est une source d’inspiration inépuisable.
 


 

Publié en 1897, ce roman se déroule au XIXème siècle entre l’Angleterre et la Transylvanie. Fruit d’une abondante documentation, Dracula met en lumière un folklore venu du fond des âges. La première partie en est le meilleur exemple. Intitulée L’invité de Dracula, elle relate l’arrivée mouvementée du jeune clerc Jonathan Harker au château du comte, niché au cœur des Carpates. Les chapitres qui suivent éveillent peu à peu les doutes sur la nature du maître des lieux par des faits troublants. Les descriptions des paysages comme du château renforcent l’impression de malaise et l’angoisse va crescendo.  L’atmosphère n’en est que plus étouffante et lugubre. Remarquable ! Et pour donner une accroche réaliste à son intrigue, Bram Stoker a nommé sa créature Dracula, signifiant « fils du Dragon » et porté par un célèbre prince valaque du XVème siècle, Vlad III. Là s’arrête l’inspiration de l’auteur.

 

 Sa fertile imagination fera le reste. Il le décrira comme un être damné, une créature de la nuit complexe qui, bien qu’impitoyable garde des manières d’aristocrates. Ses pouvoirs, empruntés aux légendes ou tout simplement inventés, sont nombreux : hypnose, métamorphose, nécromancie, télépathie… C’est sous une forme de roman épistolaire que le lecteur découvre Dracula. Journaux intimes, articles de presse et lettres des différents protagonistes - ceux-là même qui luttent contre le comte - composent le récit. Un procédé qui peut surprendre au premier abord mais qui se révèle très efficace même si le point de vue de Dracula n’est jamais exposé. Bien que Bram Stoker suggère plus qu’il ne détaille, les quelques scènes de terreur sont bien rendues à l’instar de celle de l’approche du bateau qui mène Dracula en Angleterre. Quelques longueurs et une dénouement un peu trop rapide n’entament en rien la magie de ce roman devenu culte après la mort de son auteur. La suite officielle sera-t-elle à la hauteur des attentes ?


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11 juillet 2009 6 11 /07 /juillet /2009 17:32

L'homme hantéEditions Interférences - Mars 2009 - 176 pages  undefined
 
 Présentation de l'éditeur :
Un soir de Noël, un savant solitaire hanté par un douloureux passé reçoit la visite d'un fantôme (son double) qui lui propose d'effacer de sa mémoire tous ses mauvais souvenirs et de lui accorder le pouvoir de faire oublier leurs souffrances à tous ceux qu'il approchera. Mais le héros ne tarde pas à se rendre compte que ce don est un cadeau empoisonné : à son contact, les gens qu'il croyait aider changent de caractère et de comportement. En perdant le souvenir de leurs souffrances, ils perdent aussi leur sensibilité et leur faculté de compassion. Seule une femme, incarnation de la bonté, parviendra à vaincre la malédiction et fera comprendre au savant la valeur de la souffrance et du chagrin.
 

Quelques lignes : "Quiconque eût vu ses joues creuses, son œil cave, brillant, et sous leurs noirs vêtements, ses formes ayant je ne sais quoi de repoussant, quoique bien prises et bien proportionnées ; ses cheveux argentés, tombant le long de son visage, semblables à des algues marines enchevêtrées comme s’il eût été, durant sa vie entière, un but solitaire exposé aux flots déchaînés du vaste océan de l’humanité ; – quiconque eût vu cet homme aurait assurément dit qu’il avait l’air d’être poursuivi par des visions."
 

Assurément, la maison d’éditions Interférences accorde une belle attention à ses livres. La couverture à rabats est un collage d’après une gravure de Gustave Doré représentant à merveille le Londres de Dickens. Un avant-propos explique l’écriture plus que douloureuse de ce court texte. "J’ai fini hier soir, en pleurant toute les larmes de mon corps, écrit Charles Dickens à son éditeur, le 1er décembre 1848. Le manuscrit de L’homme hanté, travaillé au point d’en être presque indéchiffrable, montre en effet, par endroits, comme des traces de larmes[…] Si Pickwick et Scrooge (voir Un chant de Noël) lui ont apporté la gloire, Redlaw l’homme hanté lui attire la critique : le récit est jugé « Trop métaphysique »."

 

L’homme hanté se révèle être bien plus qu’une histoire de fantôme. Dans ce roman sombre, l’auteur dresse, avec une finesse et une ironie so british, le portrait d’une société victorienne en proie à la misère et aux préoccupations quotidiennes. De plus, il donne au lecteur matière à réflexion en explorant l’inconscient et ses méandres. Oublier le passé, les mauvais souvenirs : voilà ce que souhaite le chimiste Redlaw mais n’est-ce pas plutôt un cadeau empoisonné que lui offre l’apparition ? c’est ce que nous montre Charles Dickens dans ce fascinant conte fantastique - à l’écriture pas toujours évidente - habité par une foule de personnages pittoresques.

 
Un classique tout aussi apprécié de Cécile's blog et de Deuskin de Mythologica.

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11 mars 2009 3 11 /03 /mars /2009 19:51

Orgueil et préjugés : Edition spécialeEditions spéciale 10/18 - Novembre 2008 - 379 pages 

 

 Dans un petit village anglais, alors que le XVIIIe siècle touche à sa fin, Mrs. Bennett intrigue dans l’espoir de trouver de bons partis pour ses cinq filles. Mais c’est sans compter les caractères disparates de ces demoiselles qui lui donneront du fil à retordre et moult malaises nerveux sous l’œil cynique de Mr Bennett. L’arrivée de Mr Bingley et de Mr Darcy, deux amis fortunés, n’échappe pas à la famille Bennett. Si Jane - l’aînée des sœurs - éprouve de l’attirance pour le premier, sa cadette Elizabeth n’apprécie guère les manières de l’orgueilleux Fitzwilliam Darcy. Et c’est sur maints préjugés que s’entrecroisent les destins de ce beau petit monde dont Elizabeth est l’héroïne.

 

 
Quelques lignes
 : « C’est une vérité universellement reconnue qu’un célibataire pourvu d’une belle fortune doit avoir envie de se marier, et, si peu que l’on sache de son sentiment à cet égard, lorsqu’il arrive dans une nouvelle résidence, cette idée est si bien fixée dans l’esprit de ses voisins, qu’ils le considèrent sur-le-champ comme la propriété légitime de l’une ou l’autre de leurs filles. »

 

Publié en 1813, Orgueil et Préjugés est assurément le plus populaire des romans de Jane Austen. Si la relation tempétueuse de Miss Bennett et de Mr Darcy est au cœur de l’histoire, l’auteure n’en oublie pas moins de dépeindre avec une ironie mordante la société britannique de l’époque. Les intrigues et les plus viles ruses sont de mises pour respecter les conventions sociales d’une bourgeoisie qui ne dédaigne pas les moqueries et les mesquineries quand les intérêts sont en jeu. C’est donc à un tableau comique, parfois grotesque, que nous convie l’écrivain. Sa plume est riche, sensible, imagée et grâce à cette écriture d’un autre temps, le lecteur est vite transporté au côté des protagonistes.
 

A n’en pas douter, elle maîtrise à la perfection l'étude psychologique des personnages et leur évolution tant au niveau sentimental que social. Elizabeth est très intelligente mais son fort caractère peut lui faire commettre de lourdes erreurs de jugement. Ainsi sa relation avec Mr Darcy, qui lui même fait montre d’un orgueil implaccable, se trouve vite compromise. Jane et Charles sont aussi touchés par ces quiproquos qui menacent leur entente naissante. La détermination que Lizzie et Fitzwilliam Darcy mettent à ignorer leurs sentiments et les renversements de situations qui s’ensuivent sont très vite palpitants. A la fois truculente et romanesque, cette histoire d’amour tout droit sortie d’un autre siècle est un grand classique - intemporel. A lire sans modération !


Livre lu dans le cadre du défi Blog-O-Trésors !

Et si vous en voulez toujours plus, le
Blog-O-Book vous fournira de nombreux liens pour satisfaire votre curiosité et peut-être plonger le temps d'une lecture au coeur de la société britannique d'un autre siècle.
 
                                              

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17 janvier 2009 6 17 /01 /janvier /2009 17:04

CarmillaLe livre de poche - Classique - Août 2004 - 128 pages
 
Présentation de l'éditeur :
Dans un château de la lointaine Styrie, au début du XIXe siècle, vit une jeune fille solitaire et maladive. Lorsque surgit d’un attelage accidenté près du vieux pont gothique la silhouette ravissante de Carmilla, une vie nouvelle commence pour l’héroïne. Une étrange maladie se répand dans la région, tandis qu’une inquiétante torpeur s’empare de celle qui bientôt ne peut plus résister à la séduction de Carmilla… Un amour ineffable grandit entre les deux créatures, la prédatrice et sa proie, associées à tout jamais « par la plus bizarre maladie qui eût affligé un être humain ». Métaphore implacable de l’amour interdit, Carmilla envoûte jusqu’à la dernière ligne… jusqu’à la dernière goutte de sang !

 

Quelques lignes : Alors, ayant vraiment peur pour la première fois, je me mis à hurler de toutes mes forces. Nourrice, bonne et femme de charge entrèrent en courant. Après avoir entendu mon histoire, elles feignirent d’en faire peu de cas, tout en s’efforçant de me calmer par tous les moyens. Mais, malgré mon jeune âge, je discernai une expression d’anxiété inhabituelle sur leur visage blême, et je les vis regarder sous le lit, inspecter la chambre, jeter des coups d’œil sous les tables et ouvrir les armoires. Après quoi, la femme de charge murmura à l’oreille de la bonne : « Passez votre main dans ce creux sur le lit ; quelqu’un s’est bel et bien couché là, aussi vrai que vous avez omis de le faire : l’endroit est encore tiède. »
 
Publié en 1872, Carmilla est l’un des premiers écrits fondateurs de la littérature vampirique. Ayant inspirée quelques décennies plus tôt, le fameux Dracula à Bram Stoker, cette novella est à ce jour la plus célèbre des œuvres de Joseph Sheridan Le Fanu, même si, force est de constater que son héroïne n’a pas eu la renommée que l’on connaît au comte sanguinaire de Valachie. Pour accompagner cette œuvre, François Rivière - Romancier et journaliste littéraire - propose une longue préface sur la vie de l’auteur, ses textes et sur la naissance d’un genre à la fois romantique et macabre.

 
C’est donc dans la lointaine et brumeuse Styrie - l’Autriche - que l’auteur irlandais choisit de poser son intrigue. Véritable roman gothique, Carmilla regorge de symboles à l’instar du château de style médiéval plongé dans une atmosphère des plus lugubres, de la jeune fille naïve qui devient la victime toute désignée d’une redoutable créature et, enfin, d’apparitions multiples de phénomènes surnaturels. Même si le doute n’est plus permis quant à l’identité de la belle invitée, il faut reconnaître que le suspense est remarquablement entretenu de bout en bout. Bien que souffrant de certaines incohérences que le traducteur attribut à l’état mental de Le Fanu qui, à l’époque où il écrivit Carmilla - peu après le décès de sa femme - était perpétuellement hanté par d’horribles cauchemars susceptibles d’altérer ses facultés raisonnantes, ce court récit se lit avec un plaisir certain et ce, grâce à une galerie de personnages singuliers.

 
Laura, la narratrice, toute aussi touchante qu’agaçante dans sa grande naïveté, est une proie de choix pour un prédateur assoiffé de sang et de caresses. Carmilla est une créature énigmatique, à la fois charnelle et languide, malfaisante et vulnérable. Elle incarne tous les interdits. Sheridan Le Fanu défit son époque en suggèrant, avec finesse et sensualité, le début d’une relation volontairement ambigüe entre ses deux héroïnes. Au final, Carmilla est un incontournable du genre qui se déguste un peu trop rapidement du fait de sa brièveté, mais qui, sans aucun doute, charmera tout lecteur en quête des origines du mythe du vampire.
                                          
Retrouvez les avis d'
IsilCryssilda, Carmilla, Cendre, Vladkergan et Lilly.
                                                              
                                                                                  

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2 septembre 2007 7 02 /09 /septembre /2007 18:16

La Dame pâle : Texte extrait des Mille et Un fantômes précédé de La Femme au collier de velours112 pages - 2006 - Collection Folio 2 euros
 
Présentation de l'éditeur :
Au cœur des Carpathes, dans le sombre château de Brankovan, les princes Grégoriska et Kostaki, s'affrontent pour conquérir la belle Hedwige. Or Kostaki est un vampire qui revient chaque nuit assouvir sa soif de sang auprès de la jeune femme devenue l'objet d'une lutte sans merci entre les deux frères.
Une étrange histoire pleine de romantisme et de fantastique où l'angoisse le dispute au romanesque…  

 
Les premières lignes
 : "- Ecoutez, dit la dame pâle avec une étrange solennité, puisque tout le monde ici a raconté une histoire, j'en veux raconter une aussi. Docteur, vous ne direz pas que l'histoire n'est pas vraie; c'est la mienne... Vous allez savoir ce que la science n'a pas pu vous dire jusqu'à présent, docteur; vous allez savoir pourquoi je suis si pâle. En ce moment, un rayon de lune glissa par la fenêtre à travers les rideaux, et, venant se jouer sur le canapé où elle était couchée, l'enveloppa d'une lumière bleuâtre qui semblait faire d'elle une statue de marbre noir couchée sur un tombeau. Pas une voix n'accueillit la proposition, mais le silence profond qui régna dans le salon annonça que chacun attendait avec anxiété..."


La dame pâle est une nouvelle d’Alexandre Dumas, extraite du recueil « Les Mille et un fantômes » et parue en 1849.Voilà un conte fantastique des plus sombre, au romantisme noir où un vampire hante les pages de cette courte histoire se déroulant au cœur des Carpathes. Toute classique qu’elle soit, cette nouvelle folklorique qui comporte 4 parties (« les monts Carpathes », « Le château de Brankovan », « Les deux frères » et « Le monastère de Hango »), nous charme par sa richesse narrative et les descriptions envoûtantes des lieux. L’auteur met l’accent sur la dualité entre les deux frères Gregoriska et Kostaki, une lutte sans merci entre le bien et le mal, le jour et la nuit. Ces deux-là espèrent bien, par des moyens bien à eux, conquérir le cœur de la belle Hedwige. Au final, une agréable lecture aux teintes quelques peu cruelles et tragiques.
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Henry Meynell Rheam

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26 août 2007 7 26 /08 /août /2007 14:54

Malgré le peu de temps que j’ai consacré à la lecture ce mois-ci (score misérable d’un livre lu depuis le début du mois), je peux dire que j’ai dégusté le roman de Charlotte Brontë, « Jane Eyre ». Tout aussi bon que « Les Hauts de Hurle-vent » écrit par sa sœur Emily et d’ailleurs très ressemblant au niveau de l’ambiance mais un poil moins sombre tout de même.

 

jane-eyre.jpg Editions Le livre de poche - 5,50 € - 544 pages   coeurr.gif


Le vent dans les landes désolées a creusé l'âme des soeurs Brontë. Seules, elles se sont inventé une compagnie ; célibataires, elles ont rêvé l'amour. Publié en même temps que le livre de sa soeur Emily, Les Hauts de Hurle-Vent, le roman de Charlotte connut d'emblée un immense succès.
Une jeune gouvernante aime le père de ses élèves et est aimée de lui. Mais elle résiste à cet amour, découvrant avec horreur l'existence de la première femme de Rochester, pauvre folle enfermée par son mari. L'histoire, qui trouve son origine dans la jeunesse tourmentée de son auteur, fait se succéder coups de théâtre et débordements de passion, fuite éperdue dans les landes et sens du devoir jusqu'à l'héroïsme.
Jane Eyre est l'un des plus beaux romans d'amour anglais du XIXe siècle. Tout y est romantique et tout y est vrai. Jane Eyre, c'était Charlotte Brontë elle-même.


Préface de Charlotte Maurat.
Commentaires de Raymond Las Vergnas.
 


Les premières lignes
 : "Il était impossible de se promener ce jour-là. Le matin, nous avions erré pendant une heure dans le bosquet dépouillé de feuilles ; mais, depuis le dîner (quand il n'y avait personne, Mme Reed dînait de bonne heure), le vent glacé d'hiver avait amené avec lui des nuages si sombres et une pluie si pénétrante, qu'on ne pouvait songer à aucune excursion.

J'en étais contente. Je n'ai jamais aimé les longues promenades, surtout par le froid, et c'était une chose douloureuse pour moi que de revenir à la nuit, les pieds et les mains gelés, le cœur attristé par les réprimandes de Bessie, la bonne d'enfants, et l'esprit humilié par la conscience de mon infériorité physique vis-à-vis d'Éliza, de John et de Georgiana Reed."

  
Mon avis : L’emploi à la première personne nous rend très proche de l’héroïne Jane Eyre. Le lecteur vit à ses côtés, éprouve ses peines et ses joies, suit son évolution de petite orpheline pauvre et rejetée jusqu’à l’âge adulte. C’est aussi par la suite, une merveilleuse histoire d’amour qui naît entre deux êtres si différents que les remous de la vie ne cesseront de séparer et de malmener.

Charlotte Brontë laisse d’ailleurs au fil des pages quelques traces de rencontres et d’évènements qui ont eu lieu dans sa vie bien que son oeuvre ne soit pas autobiographique (le pensionnat, son poste d’institutrice…). Elle nous dépeint aussi une Angleterre victorienne des plus caricaturale entre noblesse vaniteuse, superficielle et pauvres gens loyaux, authentiques. La romancière joue avec les clichés : la qualité d’une personne étant proportionnelle à sa bourse, les riches étant les méchants et les pauvres, les gentils. Jane en est le parfait exemple puisque sans fortune et sans parents, elle devient un fardeau pour sa famille d’adoption riche et hautaine. Même si Charlotte est fille de pasteur, les références multiples à la religion (bible, péchés et compagnie) deviennent malgré tout agaçantes.

Par contre, les descriptions des paysages et de l’atmosphère sont tout simplement enchanteurs. Campagne verdoyante le jour, sombres et maléfiques, la nuit. La superstition et le surnaturel font partis des éléments marquant du roman.  On les retrouve sous forme de rêves, de signes et d’allusions (rêves d’enfants au mauvais présages, marronnier foudroyé…). Cela renforce le côté sinistre de l’histoire.
Les personnages sont, eux, fouillés, cernés, analysés avec détails. L’écriture est quant à elle, délicate, immuable, passionnée.

Un récit qui donne à réfléchir, une belle leçon de vie qui pousse à voir au delà des apparences. Bref, un livre qui ne laisse pas indifférent. Un chef d’œuvre, certainement !

Ma note :


Retrouvez d'autres avis chez Allie, Lilly et Morwenna
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2 juillet 2007 1 02 /07 /juillet /2007 16:36

Lu le 05 mai 2007

Je viens de me rendre compte en me baladant sur le blog d’Isil, que je n’avais pas transféré mon avis du livre « le nain noir » de Walter Scott. Voilà qui est réparé.

Aux éditions de l'aube. Les ingrédients qui m'ont poussé à le choisir : Fantastique, historique, Ecosse, roman, l'auteur.


   coeur-chouette.gif Présentation de l'éditeur : Au cœur des Highlands vit Elshie de Mucklestane, celui que l'on nomme aussi le nain noir. Farouchement misanthrope, il effraie plus qu'il n'attire; ses traits et son caractère en font le sujet de toutes les rumeurs chez les paysans alentour. Vivant en ermite, il est affublé de curieux pouvoirs sur ces terres de légendes, de magie, mais aussi de superstitions... Brigands et malfaisants rôdent parfois en ces contrées sous des habits de noblesse, et le nain devra, enfin !, sortir de son isolement pour affronter de sombres passions humaines.

Biographie de l'auteur : Walter Scott (1771-1832), considéré comme l'inventeur du roman historique avec les grandes et inoubliables figures que sont Ivanhoé ou Quentin Durward, nous a également proposé de superbes textes consacrés aux mœurs écossaises, au rang desquels Le Nain noir, publié en 1816, fait figure d'œuvre maîtresse.
 


Mon avis
: Le livre est paru aux éditions de l'Aube en format poche. Ce récit nous conte l'histoire d'Elshie de Mucklestane, dit le nain noir. Les gens des Highlands le croient doté de ténébreux pouvoirs et tout au long du livre nous doutons sur ces derniers. Voilà un véritable petit bijou de la littérature écossaise. Walter Scott est un merveilleux conteur. Il manie avec brio sa plume et réunit merveilleusement des pans d’histoire et de traditions populaires. Malgré son air profondément bourru, sauvage et solitaire, Elshie nous apparaît au fil des pages comme un être généreux et humain. Les personnages qui gravitent autour de lui sont fascinants et nous les découvrons sous un nouveau jour à la fin de l’histoire que j’ai eu du mal à quitter. Je me suis complètement absorbée dans ce conte vraiment fabuleux. Je suis d’ailleurs bien partie pour découvrir d’autres texte de l’auteur tant il écrit bien. Le prochain sera « La veuve des Highlands et autres contes surnaturels ».

Ma note :


Extrait : C’était une belle matinée d’avril, quoique la neige fût tombée abondamment pendant la nuit ; aussi la terre était couverte d’un manteau éblouissant de blancheur, lorsque deux voyageurs à cheval arrivèrent à l’auberge de Wallace. Le premier était un homme grand et robuste, vêtu d’une redingote grise (Ridingcoat  :manteau de cavalier), avec une toile cirée sur son chapeau, un grand fouet garni en argent, des bottes et de gros éperons. Il montait une grande jument baie, au poil rude, mais en bon état, avec une selle de campagne et une bride militaire à double mors un peu rouillé. Celui qui l’accompagnait paraissait être son domestique ; il montait un poney gris (Petit bidet d’Écosse), portait un bonnet bleu, une grosse cravate autour du cou, et de longs bas bleus au lieu de bottes. Ses mains, sans gants, étaient noircies de goudron, et il avait vis-à-vis de son compagnon un air de respect et de déférence, mais aucun de ces égards affectés que prodiguent à leurs maîtres les valets des grands. Au contraire, les deux cavaliers entrèrent de front dans la cour, et la dernière phrase de leur entretien fut cette exclamation : - Dieu nous soit en aide ! si ce temps-là dure, que deviendront les agneaux ? Ces mots suffirent à mon hôte, qui s’avança pour prendre le cheval du principal voyageur, et le tint par la bride pendant que celui-ci descendait ; le garçon d’écurie rendit le même service à son compagnon ; et mon hôte, saluant l’étranger, lui demanda : - Eh bien ! quelles nouvelles des montagnes du sud ? (Par opposition aux montagnes du nord. C’est le nom qu’on donne aux montagnes des comtés de Rosburgh, de Selkirk, etc.)
- Quelles nouvelles ? dit le fermier ; d’assez mauvaises, je crois ; si nous pouvons sauver les brebis, ce sera beaucoup ; quant aux agneaux, il faudra les laisser aux soins du Nain noir.
- Oui, oui, ajouta le vieux berger (car c’en était un) en hochant la tête, le Nain aura beaucoup à faire avec les morts ce printemps.
- Le Nain noir ! dit mon savant ami et patron Jedediah Cleishbotham ; et quel personnage est celui-là ? (...)

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13 mai 2007 7 13 /05 /mai /2007 13:58

Lu le 17 février 2007

Après avoir vu quelques adaptations télé, je me suis décidée à enfin ouvrir le livre et je ne suis pas déçue loin de là. 92 pages dans la collection Librio.



Présentation de l'éditeur
:
La ruelle est sombre, la silhouette furtive, l'homme pressé. Une fillette, par mégarde, le heurte. Et l'irréparable se produit : l'homme la jette à terre, la piétine et s'éloigne, sans cesser de sourire... Hélas, on ne compte plus à Londres les épouvantables crimes de l'étrange Mr Hyde. Étrange ? Plutôt diabolique, songe le brave notaire Utterson. Et quel sinistre lien unit son ami, le pauvre Dr Jekyll, à cet individu dont la seule vue fait frémir ? Car si jamais visage a porté l'empreinte de Satan, c'est bien celui de Mr Hyde..

Biographie de l'auteur : Robert Louis Stevenson (1850-1894). Écrivain anglais, auteur à succès de romans d'aventures et de récits fantastiques. Avec le personnage du Dr Jekyll, il a donné naissance à un mythe universel
 
Mon avis : Une histoire bien inquiétante et très populaire, celle d’un homme qui expérimente le dédoublement de personnalité. Une intrigue menée de main de maître et un suspense qui s’accroît au fil des pages. Voilà les ingrédients qui en font sa réussite à mes yeux. La lecture de ce livre m’a remis en mémoire de nombreux détails que j’avais oublié de l’histoire ainsi que son dénouement (j’ai vu son adaptation ciné). C’est un récit mêlant le roman policier au roman fantastique. XIX° siècles. D’un côté, Mr Utterson, un personnage majeur du récit et notaire de fonction assiste à des faits étranges et effrayants touchant de près son ami et décide d’investiguer. D’un autre côté, cet ami, le Dr Jekyll, qui par ses expérimentations scientifiques a créé une potion chimique capable de faire jaillir de sa personne, en le transformant physiquement et moralement, son ego amoral et violent.
 

La psychanalyse est très présente et l’on découvre les capacités diaboliques du « moi » intérieur du docteur. Nous assistons à un duel entre le bien et le mal. Un combat entre le Dr Jekyll et son  double maléfique, Mr Hyde. Ce dernier va d’ailleurs progressivement prendre le dessus rendant son processus de transformation instable. Et c’est là que l’on pense au dérive possible de la science. Quand la morale se heurte au savant fou. La fin de cette courte histoire nous est relatée dans une lettre écrite par le Dr Jekyll. Mais chut ! Je n’en dis pas plus. Procurez-vous d’urgence ce petit livre fascinant si ce n’est déjà fait !

 

Ma note :

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13 mai 2007 7 13 /05 /mai /2007 13:52

Lu le 20 décembre 2006

     Le Parfum : Histoire d'un meurtrier

 Le Parfum de Patrick Süskind   coeurr.gif


"Au XVIIIème siècle vécut en France un homme qui compta parmi les personnages les plus géniaux et les plus horribles de son époque. Il s'appelait Jean-Baptiste Grenouille. Sa naissance, son enfance furent épouvantables et tout autre que lui n'aurait pas survécu. Mais Grenouille n'avait besoin que d'un minimum de nourriture et de vêtements, et son âme n'avait besoin de rien. Or ce monstre de Grenouille, car il s'agissait bel et bien d'un genre de monstre, avait un don, ou plutôt un nez unique au monde et il entendait bien devenir, même par les moyens les plus atroces, le Dieu tout-puissant de l'univers, car «qui maîtrisait les odeurs, maîtrisait le coeur des hommes». C'est son histoire, abominable... et drolatique, qui nous est racontée dans Le Parfum."


Mon avis
: Enfin, je me suis décidée à le lire et je ne le regrette absoluement pas. Pourquoi cette hésitation ? Parcequ'il n'y a point de dialogue (sauf sur une poignée de pages) donc un flot de texte qui me rebutait. Passée ce cap, j'ai découvert et traversé un monde d'odeurs variées, des bonnes senteurs jusqu'aux choses  nauséabondes qui jalonnent le texte. Les descriptions de ces dernières sont vraiment surprenantes. Quant au personnage principal qu'est Grenouille, je suis restée médusée par sa vie, sa venue au monde puis son cheminement qui va en faire un être à part voir un monstre comme le décrit son auteur.


Ma note
:

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"Le Trône de Fer"
George R.R. Martin

 

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