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Le Blog Littéraire

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" La liseuse " de Fragonard

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Avertissement au lecteur qui se risque en ces lieux !
Bienvenue sur mon blog entièrement dédié à l'une de mes passions, les livres. C’est une façon pour moi de garder une trace de mes lectures mais aussi de les partager avec d’autres passionnés et d’échanger des impressions et avis que je souhaite constructifs. 
Bien sûr, mes avis sont personnels et n'engagent que moi.
Bonne balade chez Laetitia la liseuse.

9 janvier 2010 6 09 /01 /janvier /2010 07:48

 Editions Emannuel Proust - Octobre 2009 - 160 pages
 
Livre I - L’auteur d’Auschwitz raconte Dracula : quand l’écrivain Bram Stoker demande à l’archiviste du British Museum de lui conter l’histoire du cruel Prince Valaque Vlad Tepes…

 
Livre II -
Après l'évocation du personnage historique avec l'archiviste du British Museum, l'écrivain Bram Stoker écrit son récit : "Invité par le comte Dracula, un jeune anglais, Jonathan Harker, va devenir la victime du Prince des Carpates...".
 

« Soyez le bienvenu chez moi !
Entrez ici de votre plein gré,
entrez sans crainte et laissez ici
un peu du bonheur que vous apportez ! »

 

Parue dans la très belle collection Atmosphères des éditions Emmanuel Proust, cette édition intégrale réunit le diptyque entreprit en 2005 par Pascal Croci et co-écrit avec Françoise-Sylvie Pauly, auteur du roman L’invitée de Dracula (2001). Passionné par le roman épistolaire de Bram Stoker, Dracula, Pascal Croci propose deux visions du mythe. Dans le premier tome, Le prince valaque Vlad Tepes, il retrace la vie du personnage historique à travers le regard de sa malheureuse épouse, la princesse Cneajna. Puis dans le suivant, Le mythe raconté par Bram Stoker, l’auteur prend le parti de rester fidèle à l’œuvre originelle en y apportant toutefois sa marque. En effet, Pascal Croci choisit de ne jamais montrer le comte Dracula. Et pourtant, sa présence est palpable telle une menace, une ombre accrochée aux pas incertains du héros Jonathan Harker. Voix d’outre-tombe, ombres torturées, statues aux regards tourmentés sont les seuls reflets du vampire. L’atmosphère ainsi créée n’en est que plus terrifiante.

 
A l’instar du roman, tout ici n’est qu’affaire de suggestion et il est bien difficile de ne pas succomber à ces ambiances tragiques et théâtrales. Car l’élément clé de cet ouvrage est bien évidemment le graphisme à l’esthétique d’une beauté glaçante et vertigineuse. Les décors se succèdent à l’infini : des paysages enneigés de la sauvage Transylvanie au cadre voilé de brume évanescente de l’Angleterre victorienne. Et que dire du château de Poïnari sinon qu’il renferme mille couloirs labyrinthiques et cauchemardesques où aucune logique ne semble trouver place. Fascinant. Le trait écorché, tout en finesse, donne vie à des personnages élancés, aux mines exsangues, flanqués d’ombres toutes aussi sinistres. Seul ombre au tableau, le rythme du récit perd de sa vigueur du fait d’une narration constante primant sur les dialogues et d’une succession de cases invitant trop souvent à la contemplation. Le lecteur se perd en chemin mais ne peut que s’imprégner à l’envie de l’univers gothique créé par Bram Stoker. Un dossier en fin d’ouvrage vient clôre ce très bel hommage au plus célèbre des vampires.
 


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1 décembre 2009 2 01 /12 /décembre /2009 20:51

 Editions Soleil - Tome 1, Pour une mine de diamants - Septembre 2009 - 48 pages

 
Présentation de l'éditeur : Sara a toujours vécu aux Indes, quand son père, le capitaine Crewe, l’emmène parfaire son éducation dans un pensionnat de jeunes filles à Londres. Les amitiés se révèlent avec Ermengarde et la petite Lottie, et les inimitiés avec cette peste de Lavinia et surtout la directrice pète-sec : Miss Minchin. 
 
Néanmoins, grâce à sa richesse et son talent dans tous les domaines Sara devient vite la star du pensionnat, d’autant que son père lui envoie des lettres surprenantes : il investirait dans des mines de diamants... Miss Minchin rivalise d’imagination pour flatter et gâter son élève, jusqu’au jour où deux avoués se présentent au pensionnat. Le capitaine Crewe est mort ruiné, laissant sa fille sans le sou.
 

Soleil production a lancé cet été une nouvelle collection, Blackberry dont Princesse Sara est le dernier titre paru. Ce premier opus qui devrait être suivi de 3 autres tomes est directement inspiré du roman de Frances Hodgson Burnett (La petite princesse - 1905). Un air de déjà-vu ? L’histoire a été adaptée en dessin animé dans les années 1980. Audrey Alwett, en fan avertie, revisitent l’émouvant destin de la petite Sara. A la différence du manga où l’héroïne se posait le plus souvent en tant que victime, l’adaptation BD reste fidèle au roman en faisant de ce personnage « une petite championne de la dignité et du savoir-vivre ». Gentille tout en frisant parfois l’insolence. Après tout, ne se considère-t-elle pas comme une princesse ?
 
Comme le fait remarquer le capitaine Crewe dans ce tome d'introduction, Sara a souvent des remarques de petite femme très mature et pourtant, dans le même temps, certaines de ces paroles peuvent paraître très enfantines voire puériles. C’est assez déroutant en fin de compte. Pour dépoussiérer cette histoire et lui apporter une dimension plus adulte, les auteurs ont ajouté à l’univers victorien déjà très prononcé, une touche steampunk particulièrement bien appropriée. Ce futur à vapeur se retrouve à différent niveaux : costumes, instruments, accessoires, transports…  Et pour un effet plus marqué, cette technologie avancée prend corps dans la fabrication d’automates intelligents au service des hommes, les live doll. Cette incursion rétrofuturiste, qui n’altère en rien l’intrigue, est une réussite totale.
 
Le dessin très actuel et tout aussi minutieux de Nora Moretti sert à merveille le récit et ne s’éloigne que très peu du dessin animé - quoique peut-être moins poupin dans les formes. Les couleurs de Claudia Boccato ne sont pas en reste puisqu’elles apportent un charme onirique et joliment coloré. Les nostalgiques de Princesse Sara retrouveront avec bonheur leur enfance perdue, quant aux nouvelles générations, elles découvriront une héroïne attachante qui continue de défier le temps. Une sympathique idée cadeau à l'approche des fêtes !

  

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3 novembre 2009 2 03 /11 /novembre /2009 20:45

 Après avoir commis deux albums fort réussis dans la belle collection Atmosphères chez EP que je vous conseille d'ailleurs chaudement - Gloriande de Thémines et Lady Tara Cornwall -, le dessinateur Pascal Croci clôture sa trilogie féminine avec une figure mythique, la comtesse sanglante Erzsébet Bàthory, naît en 1560. 




Editions Emmanuel Proust - BD - 72 pages - Septembre 2009

Présentation de l'éditeur
: En Hongrie, au XVIe siècle, des jeunes femmes disparaissent et des rumeurs se répandent à propos de la jeune comtesse. Elle organise des orgies, torture et tue ses victimes, puis se baigne dans leur sang afin de gagner la jeunesse éternelle.

Quelques lignes : "Journal de Jonathan Harker. Hôpital Saint-Joseph et Sainte-Marie, Budapest, 13 août... Je pensais ne jamais reprendre ce journal, mais il me semble que je doive à nouveau écrire... J'ai si mal dormi, sans doute à cause de cette maudite piqûre ! J'ai rêvé que je rêvais, et je me réveillais dans mon rêve, tout en me croyant dans la réalité."



Sanguinaire, ambiguë, sulfureuse, immorale… les qualificatifs qui dépeignent Elizabeth Bàthory sont légion. Cette descendante des princes de Transylvanie mourut en 1614, assignée à résidence durant 4 années dans son château de Čachtice, situé dans les Carpates, après avoir été condamnée pour torture et meurtre. Entre histoire et légende, Pascal Croci et Françoise-Sylvie Pauly retracent via une interprétation toute personnelle et sans tabou aucun, le destin subversif de cette aristocrate hongroise qui inspira à l’écrivain irlandais Sheridan Le Fanu, l’un des textes fondateurs de la littérature vampirique : Carmilla paru en 1871. L’album Elizabeth Bàthory achève ainsi le cycle sur le thème du vampire instauré avec le précédent dyptique dédié à Dracula - Le prince valaque Vlad Tepes et Le mythe raconté par Bram Stoker. De plus, le fil rouge n’est autre que Jonathan Harker et son fameux journal où sont consignés les évènements qui nous intéressent ici, associés à des extraits du procès.
 
De l’enfant précoce à l’adulte pétrie de vices qu’est devenue la comtesse, le lecteur assiste à la naissance d’un monstre. Cette folie meurtrière qui l’anime est remarquablement contée. L’écriture de Françoise-Sylvie Pauly est à la fois raffinée et glaçante. Les sentiments qu’elle véhicule sont amplifiés par le trait torturé et subtil de Pascal Croci toujours aussi à l’aise quand il s’agit d’unir esthétisme et horreur. Ce dernier a d’ailleurs le bon goût d’alterner les scènes scabreuses et sanglantes se déroulant dans les hautes salles d’un château gothique avec le saisissant spectable d’une nature à la beauté sauvage, emmitouflée sous une chape de neige que percent seulement montagnes austères et forêts décharnées à l’image des personnages qui les traversent. Tour à tour dérangeant et fascinant, Elizabeth Bàthory s’adresse avant tout à un public averti. Voilà un mythe qui n'a pas fini de faire couler de l'encre.

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14 octobre 2009 3 14 /10 /octobre /2009 14:46

Octobre, mois du fantastique ? Comme promis, c’est parti pour un cycle de frissons sur Au fil de mes lectures consacré aux lectures qui font peur. Je déborderai sûrement sur le mois de novembre vu le nombre de livres effrayants qui hantent ma PAL. Au menu ? Des mets de choix des plus classiques aux plus contemporains. Je compte sur vous pour donner vos impressions que ce soit sur un livre, un auteur, une maison d’édition spécialisée ou tout autre scoop étant au diapason du fantastique. Jaillissant de quelques pages obscures, un voile de brume et de mystère submerge ces lieux. Ouvrons le bal dès à présent avec un album sang % vampirique !

 
 
 

Editions Delcourt - Collection Conquistador - BD - Janvier 2009

Présentation de l'éditeur
: De retour d'expédition, l'explorateur Richard Drake hante clubs et salles de bals de la haute société victorienne. Il s'éprend de Miss Catherine Lacombe, charmante Lady au caractère bien trempé. Le séduisant Lord Faureston a lui aussi jeté son dévolu sur la jeune femme. Mais une aura de mystère entoure ce ténébreux dandy. Catherine serait-elle en danger ? C'est en tout cas ce que prétend Mister Jones, un obscur employé de banque qui, la nuit venue, devient chasseur de vampires !


 

Depuis quelques temps, les vampires reviennent sur le devant de la scène et le 9ème art n’échappe pas à cette vague rouge sang. De plus, l’époque victorienne où se déroule l’action de ce 1er tome apporte un certain charme suranné rappelant les premiers récits vampiriques dont Le vampire de J. W. Polidori ou le très célèbre Dracula de Bram Stoker. L’aspect onirique et romantique se dévoile toutefois timidement et expose cet album comme un tome d’introduction. De même, la séduisante et dangereuse créature - Lord Faureston - reste dans l’ombre, l’intrigue mettant en lumière ceux qui la pourchassent. Les poncifs du genre sont une nouvelle fois de mises avec un héros - Richard Drake - aventurier expérimenté, bourru et pourtant séducteur. Son retour dans la haute société anglaise ne passe pas inaperçu.
 
D’ailleurs lui-même remarque une jeune lady dont il s’éprend. Miss Lacombe cache sous des airs de parfaite jeune fille de bonne famille un caractère bien trempé qui n’est pas pour lui déplaire. Tout irait bien dans le meilleur des mondes sans sa rencontre avec Jones, banquier le jour et chasseur de vampire la nuit. Etonnant personnage qui cache bien son jeu. Il est LA touche d’humour du scénario concocté par Alain Ayroles. L’atmosphère du récit est plutôt bien restituée tant dans les soirées mondaines et leurs teintes chatoyantes que dans les scènes sombres invoquant le surnaturel. Les couleurs sont signées Thierry Leprévost. Le trait de Bruno Maïorana reste classique mais fouillé quant aux décors. Bien que l’intrigue soit bien menée et pourvue de dialogues souvent exquis, D, Lord Faureston souffre d’un manque d’originalité certain. La question est : Le second volet apportera-t-il un souffle nouveau ?


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Retrouvez aussi les avis de Lou, Vladkergan, Alwenn, Maribel, Happyfew , Mariel et du site spécialisé BDgest'

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28 septembre 2009 1 28 /09 /septembre /2009 13:05

Editions Daniel Maghen - One-shot - Mars 2009 - 104 pages
 
Présentation de l'éditeur
:
Jack, un jeune orphelin acadien, se retrouve enrôlé de force par la marine marchande britannique. Il est, parmi des milliers, une victime du « Grand dérangement », épisode douloureux de l’histoire américaine, au cours duquel les anglais déportèrent les habitants de l’Acadie vers leurs colonies de la côte Atlantique. Canoë Bay retrace l’histoire de cet enfant soumis aux terribles conditions de la vie sur le « Virginia », dont l’équipage, composé d’anciens bagnards emmenés par le bien nommé « Lucky Roberts », se mutine bientôt. Devenus pirates, Jack et les siens devront apprendre à se méfier des Anglais, des Français, et de quelques « faux » frères de la côte...


Une nouvelle fois, l’éditeur Daniel Maghen propose un album grand format, au graphisme  ambitieux. Mais d’abord, place à l’histoire qui s’ancre en plein XVIIIème siècle. Anglais et Français  s’affrontent sur le continent Nord-Américain. Au milieu de ces luttes incessantes, Jack, un orphelin de 10 ans est l’une des victimes du Grand Dérangement. Contraint et forcé, il sera mousse dans la marine marchande avant de vivre la grande aventure de la piraterie.

  
Dans l’esprit des grands romans d’aventures de Robert Louis Stevenson - L’île au trésor - et de Fenimore Cooper - Le dernier des Mohicans -, Canöe Bay est un véritable gisement de références historiques et littéraires. Le personnage de Long John Silver (L’île au trésor) aurait inspiré Tiburce Oger pour créer son John Place. Les deux célèbres pirates et amants Jack Rackham et Anne Bonny pourraient bien être les parents du petit Jack. Bien que le scénario reste somme toute classique, que les protagonistes manquent quelque peu de relief, la chasse au trésor et les multiples péripéties qui l’accompagnent donnent du rythme à l’ensemble.

  
Atout majeur, l’histoire est sublimée par un graphisme foisonnant de vie, de couleurs et de détails. Patrick Prugne utilise ici la couleur directe. A grande touche d’aquarelle, il en ressort des décors exceptionnels : La haute mer et ses dangers, les ports grouillant de vie, les îles exotiques, les immenses forêts et lacs changeant au rythme des saisons. De plus, un très beau cahier graphique est ajouté en fin d’album pour mieux apprécier les longues recherches qu’a nécessité Canoë Bay. Enfin, pour chaque album vendu, 0,40 € seront reversés à Action Contre la Faim. Des envies d’évasion ? à tribord toute

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28 juillet 2009 2 28 /07 /juillet /2009 17:25

Editions Soleil - Tome I, Carmilla - Avril 2009 - 45 pages
 
Présentation de l'éditeur
Depuis la nuit des temps, les succubes influent secrètement sur le cours de l'histoire de l'humanié. Paris sous le règne de la Terreur et de Robespierre. 8 novembre 1793, Manon Roland, une figure de la Révolution française, meurt sous le couperet de la guillotine, quelques jours après l’humaniste Olympe de Gouges. Avec elles, les espoirs des Filles de Lilith s’éteignent une fois encore dans la plus terrible injustice ! Rue du Faubourg Saint-Honoré, Camilla attend, son amant, le tyrannique et mystique Robespierre, dans ses appartements. L’une des plus redoutables machinations de notre Histoire vient de s’enclencher, selon un plan vengeur qui n’épargnera rien ni personne !
 

Titre du 1er tome de la série Succubes, Carmilla est aussi l’un des personnages phares de l’histoire. Les Filles de Lillith, descendantes des prêtresses de l’Egypte antique, mènent le monde par le bout du nez. Il faut dire que leurs plastiques pour le moins avantageuses facilitent bien souvent les choses en plus de leurs qualités d’intriguantes. Complots politico-religieux, luttes de pouvoir, trahisons… Ces créatures voluptueuses - et disons-le copieusement caricaturées - manipulent à tour de bras dans cette époque troublée du XVIIIème, en pleine tempête révolutionnaire. Instaurer le culte d’Isis en terre chrétienne, voilà un pari osé pour le scénariste Thomas Mosdi.

  
De nombreux rebondissements à dominante ésotérique ainsi que l’arrivée de multiples personnages de tout bord tendent à perdre le lecteur - un peu paumé - dans un Paris merveilleusement dessiné. Heureusement, le graphisme de Laurent Paturaud vaut largement le coup d’œil. Mis à part les plantureuses Filles de Lillith qui auraient plus leur place dans un comics, les personnages tout comme les décors sont extrêmement soignés. Le dessinateur privilégiant le détail. De plus, les couleurs apportent une ambiance sur mesure au genre ésotérique. Pas vraiment révolutionnaire, ce premier volet divertira cependant les férus du genre.
 
Merci à Babelio et aux éditions Soleil Productions !
                        

 




Les avis de Samba, Kalistina et de  If is dead.


Perso, mes souvenirs de l’histoire sont déjà plutôt confus. Mais cette BD aura tout de même réussi à réveiller mon envie d’écrire à nouveau des courts textes sur les créatures imaginaires. A suivre…

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5 juillet 2009 7 05 /07 /juillet /2009 17:46

Saint-Germain, Tome 1 : Le Comte des LumièresEditions Glénat - Tome 1, le comte des lumières - Janvier 2009 - 48 p.
 
Présentation de l'éditeur
:
Alchimie, aventure et marivaudage sur les traces du plus anticonformiste des nobles du 18e siècle ! Le babillard. Surnom argotique de la pie. Surnom également d’un monte-en-l’air spécialisé dans le vol de brillantes pierres précieuses. Derrière le masque duquel se cache un certain Maximilien de Saint-Germain, noble jouisseur et imprévisible bretteur, dont les vols ne servent qu’à servir un étrange projet aux relents de science et d’alchimie orchestré par le mystérieux Monsieur Goupil. Mandé en personne par le roi Louis XV, qui ignore tout de ses activités de voleur mais rien de ses talents d’alchimiste, Saint-Germain va être appelé au chevet du Maréchal de Saxe, victime d’un empoisonnement dont les royaux médecins ne parviennent pas à trouver l’antidote.
 

Libre penseur, séducteur impénitent, volontiers persifleur et fine lame à ses heures, voilà un héro bien plaisant à suivre dans ses aventures truculentes. Le comte de Saint-Germain évolue dans un siècle des lumières à la fois réaliste et onirique : un savant croisement historico-fantastique où l’alchimie opère dès la première page. Tel une ombre, Maximilien voltige sur les toits de Paris à la faveur de la nuit. Grâce à un breuvage de Goupil, Maître-alchimiste, le babillard ainsi nommé peut se lancer dans des acrobaties périlleuses pour accomplir ses nombreux larcins. Autre atout de ce cher comte et non des moindres, un langage toujours volubile et fleuri même dans les situations les plus extrêmes. Les répliques fusent et désarçonnent l’adversaire.
 
En plus d’être un dialoguiste hors pair, Thierry Gloris propose un scénario de qualité, bien rythmé et riche de péripéties. Dans cette France historique, le lecteur retrouve en conséquence le roi Louis XI, sa cour et moult complots inhérents à l’époque. Loin de toute cette agitation, dans un univers imaginaire, certains observent et manœuvrent dans l’ombre, autour d’un échiquier. Sur le plan graphique, Jean-François Bergeron, plus connu sous le pseudo de Djief (Le crépuscule des dieux), continue de séduire. Sa mise en couleur est idéale dans le rendu des différentes atmosphères - le mystère de la nuit, les faste de la cour, la résidence baroque des puissances supérieures -. Saint Germain, le comte des lumières est un premier tome qui a tout pour séduire le lecteur en quête d’aventures hautes en couleurs.


                                                   Source : Le blog de Djief

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27 mai 2009 3 27 /05 /mai /2009 13:41

La légende de la mort, Tome 2 :Soleil Productions - Collection Soleil Celtic - Volume II - Février 09
 

La collection Celtic poursuit son exploration de l’œuvre d’Anatole Le Braz dans ce second volume de La légende de la mort. Au cours de sa vie, cet écrivain breton a reccueilli de nombreux récits ayant pour sujet l’Ankou, personnification de la mort et figure emblématique du pays. L’album rassemble trois histoires où la morale tient une grande place et révèle l’état d’esprit d’une société d’un autre siècle. La mort ne frappe pas toujours au hasard !
 
Dans Le pendu, Kadô Vraz et Fulupik Ann Dû, amis inséparables, ont la mauvaise idée de tomber amoureux de la même jeune fille. Leur amitié peut-elle y survivre ? La coiffe de la morte amène une bande d’amis bien éméchés aux abords d’un cimetière. L’un deux y voit une fascinante ronde de danseuses et décide de s'en approcher. Grossière erreur ! Enfin, dans La mère morte, une femme meurt en couche. Quelques mois plus tard, le cordonnier Camm Ar Guluch prend Jeanne Luzuron en seconde noce, une femme au tempérament de feu. Les deux tourtereaux en oublient vite le nouveau-né, ce qui n’est pas du goût de tout le monde. Trois vies, trois destins qui vont voir la mort de trop près.
 
Décidemment très inspiré par la Bretagne et ses légendes, Christophe Babonneau la dépeint de façon réaliste et toujours aussi mystérieuse. Bien que le visage des personnages manque certainement d’esthétisme, les décors sont quant à eux très réussis : les côtes bretonnes battues par les vents, les maisons pittoresques faites de pierres ou encore les forêts profondes enveloppées de brume. Les couleurs d’Antoine Quaresma participent également à l’atmosphère sombre de ces récits tragiques.
 
Sans être particulièrement marquant, ce livre II a les atouts nécessaires pour satisfaire les amateurs de légendes bretonnes.
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11 mai 2009 1 11 /05 /mai /2009 16:47

Souvenirs d'un Elficologue Tome 1Editions Soleil Celtic - Tome I, L'herbe aux feys - Mars 2009 - 46 p.
 
Présentation de l'éditeur
:  "L’Elficologie ? encore une pseudo science pour intellectuel de salon, me direz-vous ! Et bien, non. L’elficologie est l’art d’appréhender la magie que Dame Nature nous prodigue et que l’Humanité, aveuglée par le scientisme et la consommation de masse, a oublié dans les méandres de l’Histoire.
 
Si vous ne voulez pas rester dans l’ignorance de ce monde féerique qui vous tend les bras, venez suivre Paul Laforêt à travers ce thriller elfique et découvrez le Mont Saint-Michel comme vous ne l’avez jamais vu !"
 

XIXème siècle. Le journaliste Albin d’Aigrefin-Tonnerre et le photographe Paul Laforêt quittent Paris pour se rendre en Normandie, sur le Mont Saint-Michel. Envoyés par leur rédacteur en chef pour effectuer le premier reportage photographique de l’Histoire, ils se retrouvent vite confrontés à d’étranges phénomènes. Des morts mystérieuses se multiplient, des êtres féeriques apparaissent sur les clichés argentiques de Paul. Le jeune homme, pourtant cartésien, va être amené à revoir ses croyances en se lançant sur les traces de Faërie.
 
Souvenirs d’un elficologue est le premier album d’une série qui fleure bon le merveilleux. Le terme "elficologue" a été crée par le conteur et romancier Pierre Dubois afin de qualifier celui qui étudie le Petit Peuple (elfe, fées et autres créatures du folklore). C’est donc à une ambiance fabuleuse sur fond d’hisoire que nous convie le scénariste Thierry Gloris. La mise en place est certes longue mais elle pose avec soin un univers bien défini et des personnages bien campés dans une intrigue pleine de promesses. Le folklore breton est une inépuisable source d’inspiration et c’est au cœur de ses légendes qu’évolue Paul Laforêt, héro ambitieux et féru de photographie.
 
Même si le dessin reste d’une facture assez classique, Jean-Paul Bordier offre à son lectorat une très belle balade dans la baie du Mont Saint-Michel. L’îlot rocheux s’impose majestueusement lors des excursions solitaires du photographe et ses ruelles pittoresques se dévoilent tout autant à son retour. En conclusion, L’Herbe au feys est un premier tome fort encourageant !
 
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28 avril 2009 2 28 /04 /avril /2009 07:24

Le Gardien du Feu Tome 1 : GoulvenCollection Soleil Celtic - Tome I, Goulven - Février 2009 - 46 pages
 

En 1876, au large de la Pointe du Raz, le phare de Gorlébella balaie de son feu l'horizon. A l'intérieur, son gardien Goulven Denès, ancien marin, écrit à son ingénieur les circonstances qui l'ont poussé à se retrouver aujourd'hui une arme à portée de main. Quelques étages au-dessous, des hurlements retentissent à travers une porte fermée à clé. Tout avait pourtant bien commencé. Lui, l'austère Léonard, avait conquis le cœur de la belle et pétillante Adèle Lazenec puis s'était vu offrir une évolution de carrière plus qu'inespérée au sein de la société des Phares Bretons. Comment s'est-il retrouvé dans cet enfer ? Pourquoi diable les choses ont-elles pris cette tournure ? C'est ce que va tenter d'éclaircir Goulven en faisant appel à ses souvenirs.
 
Après Le sang de la sirène, François Debois et Sandro s'associent de nouveau dans ce diptyque pour adapter un roman de l'écrivain breton Anatole Le Braz. Même si le suspense s’effiloche au fil des pages - le lecteur devine très tôt ce qui se trame sur le rocher de Gorlébella -, l’intrigue ne perd rien de son rythme grâce à la construction du récit alternant confession et souvenirs. Confession d’une tragédie pleine de fureur à l’image des déferlantes s’abattant avec rage sur le phare de la Vieille, et souvenirs d’une vie à deux, pleine de promesses malgré son cortège de disputes. Du Paradis à l’Enfer, il n’y a qu’un pas ! Goulven va l’apprendre à ses dépens. Au cœur de ses pensées les plus noires, la créature et son maître, prisonniers de la roche. Jamais nommés explicitement, le mystère qui les entoure laisse planer le doute. Affaire de possession ou simple histoire de vengeance ? Le voile se lève peu à peu. De plus, l’atmosphère sombre et angoissante reste présente jusqu’à la toute dernière page.
 
Le nombre de personnages présents dans cette histoire étant faible, la psychologie de chaque protagoniste est remarquablement travaillée. Les origines de chacun sont à maintes reprises mises en avant. De ce fait, cet album tend par bien des côtés vers la chronique sociale. En effet, fils de paysans du Léon, Goulven est décrit comme austère et puritain alors que son épouse, Adèle, est une trégorroise vive et insouciante. Ce contraste social va peu à peu changer les choses pour le meilleur mais surtout pour le pire.
 
Force est de constater qu’entre scénario et graphisme s’établit une belle harmonie. Les illustrations du phare sur son rocher en pleine tempête au large du Cap Sizun sont spectaculaires et apportent une ambiance des plus menaçantes, en parfaite osmose avec les évènements tragiques qui s’y déroulent. A terre, les décors bretons tels la baie des Trépassées, valent eux aussi le coup d’œil. Le coloriste Joël Mouclier alterne judicieusement les coloris en fonction du climat ténébreux ou heureux.
 
En conclusion, ce premier volet de l’adaptation du roman Le gardien du feu - paru pour la première fois en 1900 - est un très bon huis-clos psychologique en pleine mer d’Iroise qui met en appétit en attendant son dénouement final.


                                
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Ma Lecture du moment . . .


"Le Trône de Fer"
George R.R. Martin

 

DarkFantasy
J'ai lu - Intégrale II

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Mes Notes de lecture...

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 A éviter

Mes Coups de coeur 2009

Les Chants de la Walkyrie 


Orgueil et préjugés : Edition spéciale
 
Les âmes brûlées